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La Bretagne des algues vertes, celle qu'on ne veut plus voir et encore moins sentir, aura-t-elle raison de ce fléau?

J'aimerais vraiment pouvoir répondre positivement à cette question brûlante d'actualité, mais une fois de plus je suis loin de partager le bilan "politicien" emprunt de confiance face à une situation qui tend à se perpétrer d'années en années!

L'obligation, pour des raisons évidentes de sécurité, de fermeture de quelques plages, au constat d'une prolifération aussi précoce qu'inattendue sur les côtes costarmoricaines notamment, d'algues vertes qui au bout de 48h00 commencent à pourrir et à dégager le gaz potentiellement mortel qu'est le sulfure d'hydrogène. semble être la seule conséquence qu'on accepte de rendre vraiment visible face à une situation pourtant récurrente, alors qu'on tente de laisser dans l'ombre et les causes et les pires conséquences. 

Baie de Saint Brieuc © Larbi / Andia.fr

Des vols d’observation du Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) sont formelles : le bilan s’annonce catastrophique. L’espoir d’une amélioration, amorcée en 2010, s’éloigne. voilà ce que ne veulent pas voir et admettre les autorités une fois de plus, engluées dans leurs analyses et leurs visions productivistes qui embrument et aveuglent leurs esprits.

Depuis 1989 l'alerte est donnée, une forme d'omerta est appliquée, mais les faits sont têtus, et il a bien fallu se rendre à certaines évidences incontrôlables et non dissimulables, ce qui n'empêche pourtant pas de garder des discours manipulateurs et faussement réducteurs tant des causes profondes que des effets réels.

Le sujet est sensible, voir tabou, c'est le moins qu'on puisse dire, mais de là à persister dans une forme de caractérisation locale des actions à mener, c'est occulter que le problème de fond est au minimum celui d'une grande partie nord de la région Bretagne.

La Bretagne des algues vertes, celle qu'on ne veut plus voir et encore moins sentir, aura-t-elle raison de ce fléau?

Pourquoi des objectifs différents pour chaque baies? Ne serait-ce pas plus pour des raisons politiques que véritablement scientifiques?

Je suis peut-être à côté de la plaque, mais je me pose cette question en pensant à l'incidence que pourraient, il me semble, avoir les courants marin!

Si les recherches faite au niveau des bassins versant sont bien sûr nécessaires et révélatrices de ce qui tient aux apports en nitrate direct, sont-elles suffisantes pour tout comprendre et définir?

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