De quelle couleur qu'elle soit la croissance est mauribonde, sa durabilité est un leurre et sa fin inexorablement chaotique!

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

J'ai tenu à peu de chose près des propos de cette teneur à une compagne de lutte avec qui je faisais un trajet le week-end dernier au retour d'un "Festival des luttes" à Plougonvern dans les Côtes-d'Armor.

Notre démarche (priorité du moment) d'opposition à la relance minière en France et ailleurs était à l'origine de notre présence à cette rencontre, car cette thématique était privilégiée lors de cette édition. Dans cette lutte comme dans la plupart, les arguments et les objets de remise en cause sont divers et variés, la sensibilité des militant.e.s très vaste et parfois divergente. On ne s'oppose pas forcement à un même adversaire pour les mêmes raisons et avec les mêmes grilles de lecture des causes de rejet et d'objection, il y a même de réelles dissensions et de réels désaccords parfois.

La remise en question fondamentale et drastique que je considère impérieuse et inéluctable, telle que celle que la décrit Philippe Bihouix, correspond dans les grandes lignes à ce qui me semble essentiel, mais cette forme de "radicalité" n'est pas acceptée et reconnue par tou.te.s les militant.e.s et sympathisant.e.s des luttes y compris environnementales ou sociales.

Je crois pourtant comme lui que la croissance verte est une mystification et que notre

seule solution réside en un travail prioritaire et absolu sur la sobriété. Si lui ne la cite pas en ce terme, la "décroissance", l'un de ces gros mots qu'il faut taire est pourtant la voie qu'il va nous falloir suivre, sous peine de la subir inexorablement. 

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