On nous bassine et on nous manipule avec les enquêtes et consultations publiques, l'art de mystifier la participation démocratique.

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

L'exemple démonstratif du référendum de NDDL au sujet du projet de nouvel aéroport, s'il n'est pas tout à fait approprié, justement puisqu'il s'agit d'un référendum et non d'une consultation publique consultative démontre tout de même le paroxysme que peut atteindre la volonté de rendre les citoyens cautions et avaliseurs de projets dont les avantages ne vont bénéficier qu'à des minorités, mais qui, pour autant, sont présentés faussement comme des nécessités prétendument d'intérêt général.

La liste des sujets qui pourraient étayer ce qui sera considérée par certains comme une allégation est pourtant longues, les grands projets inutiles imposés en sont la partie visible de l'iceberg, mais il suffit aux citoyens de s'intéresser un tant soit peu à la vie de sa commune et de sa région pour constater les milliers de projets qui n'ont aucun sens véritablement dans l'intérêt commun, et pour lesquels les enquêtes publiques concluent pourtant quasi systématiquement à des autorisations de procéder!

Bien sûr tous les exemples que je pourrais lister sont sujets à controverses et discutables, bien sûr il est fort difficile de ne pas être subjectif tant pour les opposants que pour les défenseurs, bien sûr tous les partis-pris tiennent compte d'éléments différents et parfois contradictoires, mais bien souvent il convient de se poser quelques questions simples pour estimer et peser la part d'intérêts minoritaires souvent privés, à court et moyen terme, face au véritable intérêt général à moyen et long terme, et c'est bien souvent dans l'occultation temporelle du long terme que se situe l'une des fautes fondamentales commissent dans toutes les évaluations.

LGV, infrastructures routières, PLU, Relance minière, productions d'énergie parfois, orientation agricole, centres commerciaux, etc etc...

À cette liste déjà conséquente après les retenues collinaires qui sont déjà un accaparement fort discutable du bien commun qu'est, enfin que devrait-être vraiment, l'eau, voici que dans certaines régions une nouvelle forme d'appropriation privée se développe, les bassines.

Projets et enquêtes pullulent, les avis favorables tombent les uns après les autres, alors les questions posées sont-elles les bonnes?

Ce n'est pas mon avis, comme le naturaliste et forestier Alian Persuy je désapprouve cette orientation confisquant une part de l'eau aux autres usagers et bénéficiaires naturels.

 

 

 

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