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S'extraire de la construction sociale, condition sine qua non, de l'émancipation et de la liberté, mais l'étau est bien serré ?

Comme chaque jour je parcours mes newsletters, les sites informatifs qui me servent de lien avec les regards que portent sur le monde celles et ceux qui me paraissent être les plus lucides, même si je ne les comprends pas toujours; les plus éclairé, même si leurs lumières dissipent à peine les ombres de mes propres analyses; mais pas seulement, j'essai également d'élargir cet horizon souvent voilé, et de bousculer de ce fait mes propres positions aux équilibres précaires, mais confuses certitudes, mes doutes constants, et mes crédulités sans cesse questionnées.

Après avoir envisagé plus jeune avoir compris ce qu'était la vérité, je sais maintenant pour paraphraser un célèbre aphorisme chanté dans une vieille chanson auquel la voix que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, celle de Jean Gabin, je sais qu'on ne sait jamais, je n'en suis pas encore aux 60 coups, mais pas bien loin, et j'ose l'affirmer, c'est tout c'que j'sais ! Mais ça j'le sais...!

Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes 18 ans
J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !

NoMoreLyrics

Il m'en a fallu des désillusions et des certitudes ébranlées, des convictions abattues, et des espoirs déçus, pour en arriver là, des fois renversées !

Ne plus rien savoir impose de chercher, c'est ce que je m'oblige à faire, il faut pour cela déconstruire des fondations édifiées par d'autres pour vous faire ressembler à leur modèle, pour être à l'image de la représentation qu'on vous à façonné à croire vouloir devoir atteindre.

C'est là pour moi la définition de la construction sociale, construction qui est je crois d'abord familiale. Avais-je déjà senti cela lorsqu'à l'adolescence je remettais tant et tant en cause tous les préceptes parentaux, avant d'en appliquer la plupart à l'age adulte, comme sans doute nous sommes nombreux à le faire de générations en générations, mais je vis une autre forme d'adolescence depuis quelques années, après avoir entretenu cet édifice, voilà que je le décortique et le désassemble pierre par pierre, en tâtonnant, en démolissant mes propres zones de conforts.

Nos vies, et tout ce qu'il peut y avoir autour sont le fruit de constructions sociales qui nous semble inéluctable bien souvent, mais est-ce une fatalité, je pense maintenant vraiment que non.

Ce qui m'a aiguillonné à ce nouvel aveu, à été déclenché ce jour par un article dont je crois l'on pourrait transposer le thème de l'inégalité homme/femme à d'autres phénomènes, les inégalités de classes, notamment, ou les chances de s'extraire de sa condition éducative que j'ai abordé récemment.

Est-on ce que l'on souhaite ou ce que la vie à fait de nous ?

De quelle liberté jouissons nous vraiment ?

Après avoir longtemps considéré que l'essentiel était de trouver les bonnes réponses, je suis reparti à zéro en quelque sorte, ce qui est fondamental est de s'interroger sur ce que sont les bonnes questions !

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