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Je boycott, tu boycott, ils boycott, illégalement ou pas ? Ce qui est interdit vaut désobéissance civile, liberté de choix fondamentale.

La liberté individuelle de choix consiste aussi à choisir de ne pas acheter ce qui nous semble inacceptable et ce pour quelque raison que ce soit.

Il y aurait évidemment des tournures de phrases bien plus alambiquées pour définir cette liberté essentielle, et cette autre liberté qui consiste à exprimer les causes de ces refus de consommer des produits lorsque qu'il y a à l'origine de celle-ci des arguments légitimes, quelle loi pourrait contrevenir à cela ?

Eh bien il y en a une au moins, une loi interdisant d'appeler d'autres citoyens consommateurs à ne pas acheter certains produits malgré la connaissances de graves préjudices liés à l'origine ou à la nature de ces fabrications.

Vous l'avez compris je vous parle là de la liberté de boycott, à titre individuel rien n'y est opposable, mais dans certains cas n'allez pas en parler et encourager vos proches ou quiconque pourrait vous écouter à en faire de même, car vous seriez alors dans l'illégalité  et condamnable !

La naissance de cette décision à elle seule démontre son ambiguïté et son caractère tendancieux, mais cette loi avait-elle besoin de voir le jour ? Le code civil n'était-il pas déjà suffisant, amendé en 1977 pour les mêmes raisons, rendre impossible d'agir par la non consommation envers Israël, la question de fond est donc simple, cette évolution du code civil amplifiée par la "Circulaire Alliot-Marie" destinée clairement à interdire une campagne citoyenne de contestation n'a qu'une visée, un appel au boycott contre les produits Nord Coréen ou Africain du Sud, ou Turques ou même Chinois, etc n'auraient jamais enclenché une telle législation, son application entérine plus encore sa partialité.

Reste donc que même si la "Circulaire Alliot-Marie" venait à être défaite, il resterait tout de même légalement interdit "d'entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque" pénalement qualifié de discrimination, ce qui à mon sens, mais je ne suis pas juriste, suffit à lui seul à rendre toute forme de boycott condamnable, mais heureusement les juristes eux semblent ne pas l'entendre de cette oreille.

L'interdiction de boycott n'aurait donc bien qu'un seul et unique objectif, sauvegarder Israël de toute tentative de campagne d'incitation à ne pas acheter ses produits, et c'est bien la campagne BDS Boycott Désinvestissement Sanctions, qui en est la cible, La France est l'unique pays européen et même plus largement dans cette posture incroyable, et contraire aux libertés fondamentales.

Ont peut donc en conclure que le boycott n'est réellement interdit en France que s'il est dirigé à l'encontre du seul pays d'Israël, en prenant la forme de campagnes globalisant l'appel à ne plus rien acheter de ce qui arrive de ce pays.

J'ose une question, le lobbying des semenciers pourrait-il avoir autant d'influence sur la politique française ?

Après ce questionnement j'oserais également ce qui va peut-être me valoir une volée de bois vert, bien que je défende fondamentalement le droit au boycott, l'orienter contre l'ensemble des échanges commerciaux d'un pays, quel qu'il soit, revient à entraver et contraindre tous les commerçants de ce pays, y compris des personnes qui n'ont rien à voir avec la politique de ce pays et qui peut-être même le combatte eux même de l'intérieur, est-ce bien légitime ?

Je comprends et ne m'oppose pas à celles et ceux qui veulent influer sur la politique inacceptable et qui est condamnable en fonction des accords internationaux de l'État d'Israël, mais de là à en rendre responsable toute sa population ne me semble pas juste ni justifié.

Cette position ne changerait pas d'un iota s'il s'agissait de n'importe quel pays, j'insiste la dessus.

 

 

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