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Autoconsommation électrique, piège ou libération ? Quelle part à l'autoproduction dans l'avenir énergétique ?

Parmi les espoirs paraissant naïfs que j'entretiens depuis des lustres, celui d'être en mesure de produire l'énergie électrique dont j'aurais besoin, pour la consommer moi même ou en partie, est un de ceux qui en vue d'une autonomie grandissante est maintenant présenté comme accessible, d'aucun pourraient rétorquer que c'était déjà le cas pour celles et ceux qui acceptaient des conditions de vie très simple et très très peu énergivore, conditions restrictives à la limite de l'austérité très souvent.

Tendre à la sobriété énergétique est un choix que j'applique de diverses manières, il me reste de nombreux progrès à faire indéniablement, mais j'avance, pas à pas, je n'imagine tout de même pas aller jusqu'à des restrictions drastiques qui me priveraient par exemple de la capacité à utiliser un ordinateur tout en permettant au reste de ma famille d'en faire autant, même si à ce moment la le lave vaisselle fonctionne, et que le congélateur ou le réfrigérateur s'enclenche !

J'ai pourtant je crois déjà une vie assez simple et la consommation annuelle d'électricité de notre foyer ainsi que d'eau me rassure d'ailleurs quand à notre positionnement bien inférieur à la moyenne nationale, je pourrais donc penser qu'il me soit possible probablement d'envisager sereinement une conversion à l'autoconsommation, d'une autoproduction d'électricité.

 

 

Est-ce aussi simple, et ce malgré la récente adoption par le parlement d'une évolution législative pour favoriser l'autoconsommation ?

Tout d'abord un premier écueil, qui m'a obligé précédemment à renoncer à une installation de panneaux photovoltaïques, doit-être levée, et rien ne garantie avec assurance que ces nouvelles dispositions entraînent le changement des autres réglementions, architecturales par exemple, en effet l'obligation d'installation des panneaux sur les toitures, engendre (engendrait ?) de vrai incompatibilité, quand comme chez moi l'orientation de cette toiture n'était pas du tout optimal, entraînant alors un rendement envisageable beaucoup trop faible pour assurer une efficacité donc une rentabilité acceptable et techniquement et économiquement. Les panneaux pourront-ils donc être désolidarisés de la toiture ? Rien n'est moins sûr !

Ensuite pour optimiser une telle installation, il faut la coupler avec un système de stockage de l'électricité, à moins d'accepter de ne parvenir qu'à une autoconsommation au taux très faible, or ces solutions sont encore très onéreuses, et comme personne n'est ennemi de son budget, malgré les formes d'avantages incluent dans cette nouvelle et étonnante approche, qui servent effectivement d'incitation prioritaire, les conversions pourraient bien ne pas être légion.

Il va me falloir en apprendre beaucoup plus pour me faire un avis vraiment éclairé, sur cette orientation autoproductive, j'en suis donc au stade des interrogations, quel changement individuel à l'aube de la transition vers un autre avenir énergétique.

 

 

 

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Dominique Clerc Rollin 21/02/2017 11:03

L'autoproduction est une chose, la production locale peut en être une autre, qui offre des solutions concrètes aux problèmes soulevés par cet article. En Vercors, des citoyens ont monté une société (SAS) Centrale Villageoise, qui propose d'investir (sous forme d'actions) un capital dans la société, dont l'objet est de louer les toits les mieux orientés afin de les équiper en énergie solaire. Cette énergie est injectée dans le réseau, et permet d'optimiser son origine locale et renouvelable, tout en mutualisant sa consommation. C'est un projet dont la montée en charge a été assez longue, mais qui est aujourd'hui presque victime de son succès, tant son nombreux les personnes désirant investir. On peut en savoir + sur le montage d'un projet là : http://www.centralesvillageoises.fr/web/guest/accueil;jsessionid=725CC5D504DAFA2CAB1E131D7FBD283F C'est parrainé par l'ADEME, sous forme d'un modèle reproductible dans les territoires. C'est un exemple d'action concrète qui demande de l'investissement en temps au moins autant qu'en argent, mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Qu'en pensez-vous?

Daniel JAGLINE djexreveur 21/02/2017 18:04

Merci pour ce commentaire fort intéressant, le temps me manque pour étudier cet exemple, qui à première vue me parait fort encourageant.
Ici en Bretagne du côté de Redon un collectif de citoyens est parvenu à monter un projet d'éoliennes, autre cas de figure démontrant qu'il y a en effet des possibilités en se regroupant de parvenir à des projets viables.
Dès que possible j'irais y voir de plus près cette histoire que vous nous partagez.