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Zones de turbulences en vue ! Politiques, économiques, climatiques, sociétales, les projections sont plutôt en zones d'ombres ! Et c'est pas une plaisanterie.

Alors que plusieurs circonstances et "signes" sembleraient, sur un plan personnel, me titiller pour m'obliger à reconnaître une terrible défaite intime individuelle, celle d'avoir perdu l'humour, sans doute pas le sens de l'humour, mais la capacité à lui laisser libre court dans mon esprit.

Non pas que ce soit un choix, non pas que j'en ai jamais débordé, mais que j'ai laissé s'éteindre tout doucettement le peu de cette déjà minime aptitude et attitude se faire enfouir sous les amas de sombres regards que je porte sur le monde qui m'entoure.

J'aime l'humour, et bien que je n'ai jamais été public facile à son sujet, j'apprécie avec reconnaissance ces moments où le rire même s'il ne reste qu'intérieur m'envahi pour m'extirper du noir tableaux que j'ai toujours été plus enclin à voir et à désirer embellir et éclairer, pour le rendre justement pour heureux et agréable à vivre une forme de paradoxe fondamental dont je suis la proie.

Je goutte avec un réel plaisir ces très rares moments où il me semble être parcouru d'une de ces inhabituelles bouffées d'humour qui me traverse et transparaît alors au travers de mes mots écrits ou échangés, j'aimerais tant que ces moments de grâce soient beaucoup plus présents.

Je suis parfois jaloux d'ailleurs de celles et ceux qui même face à des choses très graves et sombres, sont en mesure d'en extraire une approche humoristique, dont je suis le premier à reconnaître que cette approche peut-être bien plus efficace qu'un discours ombrageux, fussent-ils le reflets d'une cruelle vérité. 

Parmi ces signes, récents, pour n'en citer que deux, le début de lecture d'un livre dont le titre n'est pas très engageant, mais dont le propos en préambules dit ceci :

 

Les idées et les histoires de ce livre ne doivent pas simplement être comprises, elle doivent aussi et surtout être «ressenties». Comme un bon album de rock, elles doivent pour effet de vous faire bondir sur vos pieds et de vous mettre en mouvement. Elles visent à vous convaincre que si les costards/cravates, les caïds et les brutes qui dirigent le monde vous paraissent invincibles, il suffit parfois, pour les renverser, d'un peu d'humour.

«Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes» "Srdja Popovic"

Ce livre de "Srdja Popovic" «Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes», aborde donc un sujet oh combien loin d'être drôle, défend pourtant ce postulat, je ne vous cacherais pas que, comme les premiers auditeurs égyptiens que ce serbe rencontre pour leurs témoigner de cette lutte gagnante menée pour faire tomber Milosevic, le scepticisme est la première sensation qui m'a envahie.

Le second exemple se trouve dans le propos écouté cette après midi même d'un homme, Gilles Ascaride, auteur, écrivain, comédien, docteur en sociologie, que je viens de découvrir et qui "comme par hasard" évoque lors d'une interview l'humour, comme action efficiente. Si tout son propos ne me convainc pas, certains aspects, s'additionnent donc à cette série évoquée en entrée en matière, qui me dirige vers une prise de conscience d'une nécessité vitale et salutaire à me soigner de la morosité qui s'instaure progressivement en moi.

Pourquoi vous soumets-je cette "confidence", pour une raison simple que je n'ai pas l'intention d'utiliser comme excuse, malgré ce que certains d'entre-vous pourrons penser, mais bien pour vous aider à imaginer l'ampleur de la tâche, la largeur du fossé qui me sépare de ce but.

Si c'est d'une révolution globale dont le monde à besoin, c'est d'une révolution intérieure toute aussi profonde dont j'ai besoin pour atteindre un tel objectif, trouver dans ce marasme, ce qui peut engendrer une tournure ou une traduction humoristique que je serais capable non seulement déceler, mais que je serais apte ensuite à appliquer, autrement dit, c'est pas gagné !

La révolution mondiale à probablement plus de chance de germer que moi de me convertir à la plaisanterie, la caricature ou la satire peut-être, l'humour noir plus sûrement la première étape !

J'entre donc dans une zone de turbulence personnelle, dont les soubresauts et les secousses seront sans doute d'une amplitude grandissante comme vont l'être, si j'en crois ce qui est dit dans l'article suivant, celles des futurs traversées inter-continentales dans les airs.

 

 

 

 

Mon prochain livre de chevet !

Mon prochain livre de chevet !

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