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Je ne parlerais plus d'eux en terme de migrants, mais je les appellerais des réfugiés, pour ceux dont je ne connais pas le vrai nom!

Si vous avez lu certains des billets assez récents que j'ai partagé, vous savez peut-être déjà que l'importance que j'attache aux mots est grandissante, ici ou !

Non pas que je les sous estimais, mais parce que la compréhension de la réelle valeurs qu'ils méritent qu'on leur garde m'est souvent mal connue.

Je me suis bien souvent posé la question du terme nominatif qu'il convenait d'utiliser pour parler de ces enfants, femmes et hommes qui fuient leurs pays, j'en rencontre maintenant certains, il y en a même quelques-uns que je connais par leurs noms, et avec qui j'ai joué ou mangé.

Ils sont soeur et frères humains, potentiels voisins, camarades, collègues, coéquipiers, relations, amis!

Il n'y a pas plus d'une heure, je parlais, pensais, écrivais encore à leurs sujet, de migrants, parce que je croyais que ce terme était adéquat, parce que je voyais en eux pour la plupart des êtres qui avaient pour objectif de se rendre ailleurs, qu'ils ne se voulaient à l'origine pour la majorité d'entre-eux que juste de passage dans ce pays qui m'a vu naître, et qui ne les attirait pas forcément, qu'ils migraient en traversant ces terres en quête d'un accueil "ailleurs"!

Il est rare que quelque chose me convainque brusquement, généralement quand il m'arrive de changer d'avis, ou d'évoluer de façon très marqué à quelque sujet que ce soit, cela est le résultat d'un cheminement de pensée, mais parfois comme ce soir, tout bascule, je ne parlerais plus de migrants, mais de réfugiés.

Déjà le doute s'était installé, parce que je constatais, que finalement pour au moins une partie d'entre-eux, le but n'étais pas d'arriver à un port qu'ils auraient prédéterminé, en fonction d'informations, réelles ou fausses qu'on a pu leurs prodiguer, et qui les avaient déterminé à faire un choix plus qu'un autre, mais de quitter une situation devenue insupportable, de "fuir" un cadre de vie devenue cadre de morts!

Et puis il y eu cette lecture, ce court texte, je ne sais pas s'il vous parlera comme à moi, sans doute pas, car nous n'en sommes pas tous au même point, car nous avons tou.te.s, chacun.e, un chemin qui nous est propre et personnel, sur lequel les repères et les déterminations sont différents, sur moi il a fait l'effet d'un révélateur : Employer le terme de réfugié, c'est avoir l'espoir que celui qui arrive soit accueilli.

 

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