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Je ne regarde plus mon assiette comme au temps de mon enfance, une telle diversité mais à quel prix?

Nous ne mangeons pas de girafes et pourtant voilà une espèce de plus inscrite sur la déjà longue liste des espèces menacées, nous ne mangeons pas d'insectes ou si peu et encore seulement quelques-un d'entres-eux, et pourtant ont les décime. Pour les végétaux cette question de causalité parait plus probable, mais combien de variétés non alimentaires ont aussi disparue ou sont en voie d'extinction, alors en quoi ce que je mets dans mon assiette détermine la sauvegarde de la biodiversité pourrait-on se demander!

Si l'incidence directe n'est effectivement pas si aisée à comprendre, c'est que nous ne nous rendons pas compte de ce qu'est vraiment l'équilibre nécessaire à la survie de nombreux écosystèmes, toute action à quelque niveau que ce soit sur la chaîne "alimentaire" rompt ces équilibres, et entraîne des conséquences en cascades.

Ce que nous mettons dans notre assiette est l'un de ces multiples éléments d'un tout subtilement relié, et surtout ce que nous incorporons à notre régime alimentaire doit être "produit", et c'est souvent là que se situe le pire de fléaux!

Déforestation, agriculture intensive, urbanisation, infrastructures industrielles et énergétiques, nous dévorons les espaces. Nous réduisons tant et tant les habitats qu'on ose encore, dans nos pays industrialisés, appelé "naturels", que la biodiversité en est atteinte dans toutes ses dimensions. 

C'est d'ailleurs tout aussi vrai dans les autres pays non industrialisés, dont nous exploitons ou faisons exploiter les terres arables, avec là bas encore plus de recours à la chimie, autre calamité de ce que nous voulons mettre dans nos assiettes, de ces aliments fruits et légumes exotiques que la mondialisation des échanges nous a fait découvrir.

Dans nos assiettes il y a donc l'essence de tous les contre-coups destructeurs de biodiversité, comme elle s'insinue aussi dans nos armoires à vêtements, et nos placards et étagères encombrés de tant de gadgets et accessoires divers, la consommation de superflus devenus ordinaires.

Puis, parce que le plus terrible n'est pas encore ce que l'on ingurgite, notre regard doit se porter sur tout ce qui n'arrive pas dans celles-ci, faute de calibrage ou de péremption, tout autant que sur ce qu'on y laisse pour le perdre dans nos poubelles!

Alors oui notre alimentation est l'une des clés pour enrayer les pertes de biodiversités, directement et indirectement. 

 

 

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