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Des mots qui cachent les maux, technique de surface à opérer d'urgence, je vais retourner à ma ringarditude!

Il n'est pas impossible qu'un jours je m'inscrive à un tel type d'atelier que celui que dont il est question dans la vidéo qui va suivre et qui motive ce billet.

L'usage, la valeur, le déformation, l'instrumentalisation, etc, des mots, qui m'avait longtemps échappé.e.s, au point que comme beaucoup d'autres je les utilise souvent maladroitement, malproprement, et que surtout j'essaime, en les partageant aussi, de ces mots manipulateurs, va bien au delà de ce que l'on en mesure si l'on n'y prend pas garde. Le piège par lequel il nous semble parler avec le "langage de notre temps", conception que j'ai pu défendre parfois malheureusement, se referme sur nous sans qu'on y prenne garde, et il n'est pas sans conséquences qui peuvent parfois être désastreuses.

 

Certains mots participent par l'usage même qu'on en fait à corrompre et masquer la véracité des maux dont nous sommes victimes individuellement et beaucoup plus largement de manière collective, cette prise de conscience progressive, prend forme j'ai commencé à l'aborder sur ce blog, et ce pourrait bien devenir un de ces thème récurrent que je traite.

Je suis par exemple en grand questionnement, en ce qui concerne le qualificatif de "migrant" que j'utilise faute d'avoir trouvé un autre mot qui me paraisse plus proche de la vérité de ce qu'est leur situation, et surtout quelque chose qui définisse mieux la diversité de ces situations, la plupart fuient avant toute autre intentions, certains migrent oui, d'autres se sauvent, sans autre objectif précis, celui-ci devenant plus tard une absolue nécessité, enfin ceci pour vous dire que je sens à travers ce mots une injustesse, à l'origine de certaines injustices!

Je vais donc m'efforcer de mettre un coup de balai dans ma communication, retrouver le vrai sens de certaines considérations, comme par exemple, pour n'en prendre qu'une maintenant, qui m'est venu à l'esprit en écrivant ces phrases, cesser de parler des SDF, celles et ceux, femmes, enfants, hommes que nous identifions ainsi ont pourtant une domiciliation fixe, c'est la rue, ces sans toits, comme cela nous est rappelé par un intervenant, sont en proie à tout un ensemble de privations, et c'est aussi occulter d'autres, avec domiciles fixes, qui en ont un toit mais percé, des murs mais moisies, un logement mais insalubre, dont la pauvreté moins visible est pourtant d'égal anachronisme dans un pays qui prône aux frontons de tous ses édifices nationaux une devise "républicaine" mensongères, Liberté - Égalité - Fraternité" dont le sens de ces mots, est galvaudé institutionnellement.

Après avoir trouvé lors de recherches cette "citation" tirée si j'en crois la signature du roman "Les Misérables" de Victor Hugo, qui me semble suffisemment intéressante pour servir de début de réflexion, j'ai eu envie de traduire à l'instant où j'écris ce billet ce qui me semblait pouvoir donner la traduction la plus proche de la manière dont je ressens cette devise.

Et quitte à être qualifié de ringard comme le dit Franck Lepage je vais essayer donc de revenir à des mots justes et vrais, qui ne saupoudrent pas de miel l'amertume de certaines réalités.

Des mots qui cachent les maux, technique de surface à opérer d'urgence, je vais retourner à ma ringarditude!

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