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S'opposer à un projet minier oblige à creuser en profondeur leurs motivations? Chercher aux racines des filons qui excavent l'origine d'un monde extractiviste.

Comment en sommes nous arriver là, à prendre le risque d'hypothéquer l'avenir en refusant de regarder en face l'inéluctable fin des ressources de types très divers. Ressources que l'on dit indispensables, oui mais indispensables à quoi? 

Alors qu'il était encore possible pour les générations précédentes d'espérer ces ressources inépuisables, la vision sans vue à long terme d'un projet de société de progression infinie, résultat d'une croissance gloutonne incessante décidée par certains humains avides de puissance et de profits, se révèle fantasmatique.

Plus personne maintenant s'informant un tant soit peu, n'ignore que le rythme d'exploitation des diverses réserves de matières premières englouti une telle quantité de ressources finies, éléments que la nature à mis des centaines de milliers d'années à  façonner, qu'en 100 ans les réserves sont pour certains minerais déjà presque épuisées. Quand aux ressources considérées comme renouvelables, nous consommons en moyenne l'équivalent de près de deux fois la planète terre par ans. Qui peut imaginer qu'on puisse poursuivre ainsi une telle surexploitation?

Pour ce qui est de la plupart des ressources finies, fossiles, fissiles, minerais, terres rares, le plus gros des réserves, à déjà été soutiré aux entrailles de notre planètes, il n'y a que peu de métaux pour lesquels les potentiels connues soit supérieur à quelques décennies. La plupart des pics de réserves connues sont dépassés ou proches de l'être. 

Heureusement pour les métaux les plus simples et les moins rares, les capacités et les taux de recyclage sont non seulement très intéressant, mais en plus plus économes, moins énergivores, et moins dommageables pour l'environnement.

Mais il n'en est pas de même pour certains minerais plus rares, et surtout beaucoup moins facile à extraire et à valoriser!

Voilà ce qui justifierait au yeux des promoteurs de la croissance infini la relance minière en France et ailleurs, faisant fi de la somme d'impacts délétères qu'engendrent de telles activités. Les arguments fallacieux pour inventer un bien fondé à ce retour d'une industrie désastreuse, dont on connait pourtant déjà fort bien les affres et retombées sanitaires et environnementales mortifères, jonglent avec les ficelles comme un marionnettiste joue à rendre animée une figurine sans vie. Les promoteurs de la mine animent de grosses ficelles comme la création d'emplois, la création de richesse, omettant de préciser que ces emplois seront occupés par des employés venues d'ailleurs, et qu'ils se garderont la majeure partie des richesse produite, en ne laissant que des miettes pour les territoires impactés. Ces mensonges la sont tellement usés, qu'ils ne trompent plus guère, mais il y a une nouvelle  argutie, celle qui va si bien à l'air du temps, la green attitude, l'élément verdissant, celui qui rend propre en apparence la pire des immondices. Les mines vertes sont annoncées, mais en réalité rien n'a changé, ni dans les méthodes, ni dans les moyens, seuls l'emballage et le marketing ont pris une autre couleur, pour masquer leurs sombres desseins.

La nature profonde de l'extractivisme, est d'excaver des richesses, et de créer du profit, pour les société minières, il n'y a pas à chercher plus loin, enfin si, il y a tout de même une chose qui a changé, c'est que pour les trouver ces richesses, il faut en fait aller les chercher plus loin, plus profondément, plus largement, occasionnant alors en réalité encore plus de pillage et de dégâts, et nécessitant  encore plus d'additifs chimiques pour extraire et séparer les divers éléments.

Tout cela parce que le paradigme de la croissance infinie à enfermer tout notre développement dans une vision matérielle du progrès, ruinant ainsi tant nos esprits que nous pillons la nature.

 

 

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