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Avant de recycler, construire durable et réparable, la longévité programmée comme un précepte pas si nouveau que ça!

Avant de recycler, construire durable et réparable, la longévité programmée comme un précepte pas si nouveau que ça!

Si envisager un retour en arrière est toujours taxé de "rétrograde", et présenté comme une calamité innommable, il faut se demander qui à intérêt à dégrader et connoter négativement, la nécessité de réfléchir fondamentalement l'orientation de notre monde de sur-consommation.

La notion de progrès, elle même galvaudée, inscrite et assujettie dans une vision de croissance continue et techno-scientiste, vise quel objectif?

S'il s'agissait de vivre décemment, alors nous sommes en dette par rapport au deux tiers des humains sur cette planète. Combien qui s'éteignent sans avoir connu une seule lueur d'espoir, combien qui survivent à peine, quand une immense majorité d'entre-eux ont tout juste des conditions que nous n'accepterions pas nous même, combien à qui on laisse miroiter le mirage d'une vie meilleure quand nous même en connaissons les affres pas toujours si convoitables que cela?

S'il s'agit de jouir de la vie, il y a des bonheurs simples, que les plus démunis gouttent avec beaucoup plus d'intensité et de profondeur que nos pouvons même l'imaginer!

Ne sommes nous pas allé bien au delà du bien être pour ne plus courir qu'après du plaisir? Plaisir dont l'éphémère sensation, n'a d'égal que l'illusoire bonheur qu'il suscite de brefs instants!

La consommation à pour origine la nécessité, d'abord vitale, puis ensuite confortable, pour finir par être l'objet même de sa réalité, consommer pour consommer!

Ce sont, sur un plan global moyen, presque deux terres qu'il faudrait pour durablement fournir les matières premières minérales, fossiles et fissiles, pour perdurer l'injustice inégalitaire actuelle, cette moyenne masquant des disproportions inacceptables. Sur le plan alimentaire, si les capacités de productions pourraient suffire, nous sommes en train de brûler les terres arables, de gaspiller pas loin de la moitié de ce qui pousse en diverses formes de non-consommations finales.

Ce rythme effréné nous mène tout bonnement à l'anéantissement des capacités même de vie pour l'espèce humaine, sauf à espérer que quelques survivants se retrouvent propulsés dans un mode d'existence survivaliste, dont la pérennité reste discutable.

Est-ce bien le chemin que nous voulons suivre, il est pris, incontestablement, est-ce pour autant la seule direction possible ?

Serait-il si "rétrograde" que cela de retrouver des formes de vie plus sobres, de réapprendre à se contenter de moins mais de mieux, il est de plus en plus évident pour un nombre grandissant que non, il s'agirait pourtant d'une forme de retour en arrière où l'objet, où l'utile, où l'outil, était fait pour durer?

Il y a d'ailleurs un paradoxe total dans notre société où il n'a jamais été plus question de qualité que depuis qu'on la subordonne à la notion de coût, où il n'a jamais été plus question de durable, quand on organise les modes et les obsolescences, où il n'a jamais été plus question gestion des ressources quand on pille à tout va, plus loin, plus profond, sur et sous terre et mer, lorgnant même à présent vers les étoiles, ce qu'on pourrait bien aller y ponctionner aussi!

Il nous faut revenir à des notions qu'on parfaitement connus et appliqués nos ancêtres, alors pour ceux qui se croient progressistes en prétendant découvrir la durabilité, et le retour à une obsolescence déprogrammée, supportez qu'on vous rappelle que ces temps là ont déjà existé, et que c'est parce que nous nous en sommes éloignés, que nous nous sommes égarés.

Cette digression m'a été inspirée par un article lu ce matin, dont le sujet m'a à la fois encouragé mais aussi agacé je dois l'avouer, et ce n'est pas une exception, loin s'en faut, les mêmes désappointement m'envahissent souvent, au sujet notamment de la problématique des ressources alimentaires, produire sain et bon pour une consommation locale à été le propre des paysans et producteurs divers pendant des centaines d'années, et c'est parce que nous nous sommes éloignés de cela que nous nous sommes égarés.

En ces temps d'avant, non seulement ont savait produire durable mais en plus on utilisait tout, on l'entretenait, on le faisait perdurer, tout comme on ne gaspillait pas la nourriture, fusse-t-elle difforme ou esthétiquement inégale.

Alors certes l'exemple Suédois est sans doute à suivre, mais qu'on se le dise, c'est d'abord et avant tout nos esprits qu'il faut recycler, sortir du paradigme d'abondance et de croissance perpétuelle, et retrouver un rapport à la vie plus simple et sobre, plus respectueux non seulement de notre environnement, qui est aussi ne l'oublions jamais celui des autres également, mais aussi plus respectueux de notre planète et de tout ce qu'elle nous procure, afin que toutes et tous puissent en jouir, équitablement et pour des générations et des générations.

C'est un autre choix que celui de penser au commun, d'envisager ce qui est le droit et le bénéfice de toutes et tous, c'est bel et bien une autre voie, celles et ceux qui vous disent qu'elle n'a pas d'existence, vous trompent et vous abusent, car ces chemins là ont déjà été empruntés, la pensée ultra-libérale consumériste nous en a écarté, c'était il y a quelques décennies, le progrès ne serait-il pas de retrouver ces bases là pour réapprendre à partager plutôt qu'à accaparer, à durer plutôt qu'à jeter?

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Jolies Bobines 11/06/2018 16:22

Vous avez parfaitement raison et j'approuve cet article. La société de consommation endommage notamment nos réserves en eau et produit des vêtements dont la fabrication pollue gravement notre planète. C'est pourquoi j'ai pris la décision de recycler les anciens jeans pour préserver la planète que nous allons laisser aux générations futures.

Daniel JAGLINE djexreveur 11/06/2018 22:29

Merci pour ce commentaire encourageant.
Faire durer les vêtements, les recycler ou leur donner une autre fonction fait parti en effet de tout ces gestes positifs que nous allons devoir apprendre ou réapprendre.
Bon recyclage alors.