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Jusqu'où consentons nous à la différence ? Quel degré de diversité nous heurte ? A partir de quoi l'autre deviens inacceptable ?

Jusqu'où consentons nous à la différence ? Quel degré de diversité nous heurte ? A partir de quoi l'autre deviens inacceptable ?

Malgré une sincère volonté d'admettre le droit à la différence, malgré une réelle ouverture d'esprit, malgré un choix déterminé de souscrire aux libertés fondamentales de chacun à vivre selon ses propres préceptes et convictions, je dois admettre que passées certaines limites, qu'au delà de certaines bornes, s'évapore la tolérance, y compris la mienne, et disparaît l'admission, il ne m'est donc pas si difficile d'envisager combien il est compliqué, pour qui n'a pas déjà défricher un terrain de liberté, et d'acceptation, d'accorder son indulgence et sa tolérence.

Il est un point sur lequel je crois nous serons touTEs d'accord, il y a des actes et des comportements qui sont inacceptables, oui mais une fois cet accord établi, reste à en dresser les limites, et là, tous les possibles coexistent, parfois même cohabitent, et l'amplitude de notre jugement varie du plus intransigeant au plus permissif.

Ces limites sont le fruit ou la résultante de tellement de conditions, qui peuvent même parfois tenir à notre humeur du moment, qu'elle sont malaisées à définir, et propre à chacun.

Il est un autre point sur lequel j'aimerais que nous puissions touTEs tomber d'accord en finalité, ces limites là doivent sans cesse être repoussées !

Jusqu'à un certain point de rupture !

Celle de l'infranchissable, celle que rien ne saurait abattre car elle transgresse trop ce à quoi l'on peut consentir.

Dans des proportions tout à fait relatives et bénignes j'ai eu moi même à subir le poids d'une certaine différence, prôner l'Amour sans religiosité, la paix même face à un ennemi déterminé, la tolérance outre les basses insultes, la différence même quand elle peut heurter viscéralement, défendre toutes ces postures n'est pas de tout repos, et est parfois bien mal perçu, les réactions et retombées peuvent être très virulentes, voir violentes.

A qui accordons nous et jusqu'à quel point le droit de ne pas faire ou être comme tout le monde ?

Qu'est-ce qui dans nos positions relève vraiment de notre expérience personnelle, qu'est-ce qui se rattache à notre vécu, sur quoi sont fondés nos réticences ou nos rejets ?

Qui ou quoi nous as inscrit dans la l'abjection de certains autres ?

Nous posons nous ces questions, ne méritent-elles pas d'être traitées ?

Tous nous sommes construit en fonction de données génétiques, familiales, sociales, sociétales, culturelle, diverses, oh combien déterminantes, mais dont on peut s'extraire, ou tout au moins dévier, s'éloigner !

Pourquoi faudrait-il que l'altérité, celle qui ne nous attire pas, car c'est aussi le cas parfois, ce qui en soit est, il me semble, la preuve que ce qui en émane n'est pas rationnel, soit synonyme de peur et de réflexe repoussoir ?

De quel droit imposerions nous à l'autre d'être à l'image de nos acceptations, d'entrer dans le moule de nos propres cadres de recevabilité ?

Le droit à la différence ne devrait-il pas avoir des limitations bien plus larges que celle que nos propres admissions ?

Je me surprends moi même de temps à autres à ressentir quelques sensations de défiance, voir de crainte en présence ou face à des inconnus si "différents", que la raison est submergée par des considérations conscientes ou inconscientes qui la relègue au second plan. Je fais le choix délibéré de passer outre dès que j'en prends conscience, mais cela traduit bien que, malgré une volonté intellectualisé de ne pas succomber aux a priori dénués de véritables justifications, notre "être" subit des influences nocives, qu'il faut décider de contrôler.

J'ai fais ce choix, est-ce le votre aussi ?

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