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La faillite environnementale de l'industrie en cache une autre, sa banqueroute sanitaire. Nous remboursons leurs dettes fatales !

La faillite environnementale de l'industrie en cache une autre, sa banqueroute sanitaire. Nous remboursons leurs dettes fatales !

Depuis que j'observe le monde qui m'entoure et que j'essai d'en comprendre les rouages, m'est rapidement apparu l'insanité et la déviance de la financiarisation grandissante de tout aspect de ce que nous sommes à travers ce que nous consommons, et plus encore de ce qui nous incite à consommer. Outre nos réelles nécessités, nos envies, nos attirances, nos pulsions, tout est bon pour rendre objet de convoitises et de consommations nos moindres besoins réels ou factices, nécessaires ou superflues, et surtout nos désirs artificiels. Du commerce créé pour répondre à l'échange des besoins, est née la folie de rendre nécessaire de sur-consommer pour viabiliser les systèmes de productions industrielles.

De la nécessité de répondre à des besoins, est née la manipulation de nos envies pour produire du commerce et de la consommation outrancière.

On nous présente cette évolution comme inéluctable et source de création de richesses, comme un mal indispensable et inévitable répondant à l'absolue exigence de travailler, de s'échiner à produire pour créer cet emploi rémunérateur qui nous permettrait de soutenir par notre consommation la machinerie industrielle, elle est en fait source d'esclavagisme économique.

Cette société industrielle est en fait notre ruine, elle nous aliène et nous détruit, là où elle prétend répondre à des besoins. Elle créé des besoins artificiels et qui plus est jetables, pour le seul objectif de s'auto-entretenir, de s'auto-alimenter, quel qu'en soient les externalités, et les impacts réels.

La société de consommation est devenu un cancer, le cancer de la vie, la fausse richesse artificielle, virtuelle qu'elle prétend créer, cache en fait une faillite structurelle, consubstantielle, elle ruine les capacités même de la vie possible, et cette dette ce sont les humains qui la paye et qui vont en crever, un suicide collectif consenti.

Dans la très grande majorité des cas non seulement nous ne vivons plus que pour entretenir la machine qui nous broie, mais nous la renforçons en l’idolâtrant, et en la soutenant aveuglément.

De quoi avons vraiment besoin pour vivre ?

Tout ce qui est essentiel est maintenant sacrifié pour combler nos manques superficiels créer par cette société qui altère, dégrade et souille, l'eau, l'air, la terre, la nourriture, le vêtement, l'habitat, et jusqu'à nos esprits.

De la prétendue richesse émerge un constat mortifère, l'industrie ruine.

La dette environnementale, pressentie et dénoncée depuis des décennies maintenant par des humains encore lucides qui ont lancé alertes et appels à la prise de conscience du tournant morbide qu'avait pris la société de consommation, est maintenant un gouffre, un passif insupportable. Ce qui n'était encore que craint il y a peu est maintenant avéré, puisque dans la réalité, il faut vraiment prendre en compte tous les coûts réels engendrés par la production irréfléchie et exponentielle de biens et produits divers. La ruine est patente, un rapport évidemment sous médiatisé, dresse le constat sans appel, la société de consommation mène à la ruine. Et encore là il n'est question que de l'impact environnemental !

Essayez d'imaginer un instant les coûts sanitaires supportés par les citoyens consommateurs ou pas, car dans cette gabegie, même celles et ceux qui n'en profitent pas, ou qui s'en tiennent éloignés, subissent déjà et vont subir jusqu'à l'ultime échéance les contre-coups sacrificiels, qui se répercutent déjà sur la santé globale des écosystèmes dont nous sommes dépendants, n'en déplaise à celles et ceux qui pensent extirper l'humain de la nature.

Si nous persistons à considérer que vivre c'est consommer sans retenue, alors l'échéance finale est proche, et nous en accélérons l'issue, tragique constat d'une humanité qui se sera autodétruite prétextant une croissance sans fin et sans limites.

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