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On ne hait mieux que ce qu'on connait mal, ghettoïser, stigmatiser, diviser, et souffler sur les braises, ou la recette du pouvoir.

On ne hait mieux que ce qu'on connait mal, ghettoïser, stigmatiser, diviser, et souffler sur les braises, ou la recette du pouvoir.

Diviser pour mieux régner et pour diviser quoi de mieux que d'entretenir les méconnaissances, foyer de rejets, source de haines !

C'est tellement humain, c'est tellement connu, qu'on se demande comment ça peut encore être possible et fonctionner, et pourtant !

Avons nous besoin que des tiers y contribuent pour nous même tomber dans ce piège pourtant si manifeste, il semble bien que non, tant notre nature nous oriente irrémédiablement à nous rapprocher de celles et ceux qui nous ressemblent, si pour une part d'entre nous, cela ne génère pas pour autant une exclusion systém(at)ique et prononcée des autres, il n'en va pas de même pour tout le monde.

C'est donc dans la nature humaine de s'entourer d'autres qui, s'ils ne nous sont pas totalement semblables, correspondent peu ou prou à notre propre identité, à nos valeurs, et par là je ne veux en aucune manière traiter en particulier d'age, de nationalité, de couleur, de centre d'intérêt ou d'idéologie particulière, mais de l'ensemble de toutes ces facettes de ce que nous sommes nous mêmes, et qui se retrouve au moins en partie chez l'autres.

On peut se sentir plus proche et plus semblable d'un individu totalement étranger et différent à priori, que d'un membre de sa propre famille proche, et pour complexifier plus encore les relations humaines, il est des forces indéchiffrables qui vont nous attirer et nous lier à des êtres si différents mais qui appartiennent à notre histoire, notre vécu, notre construction sociale, axiome auquel si l'on en croit certaines études scientifiques, il faut ajouter des liens invisibles, imprévisibles, inattendus, de convergence génétiques.

Si donc ces ressemblances ou similitudes ne semblent pas toujours d'une grande visibilité, elles existent pourtant bel et bien, et plus ou moins consciemment nous les cherchons, nous les appliquons, nous en sommes tributaires.

Je ne m'exclus évidemment en aucune manière de ce constat, j'espère juste parvenir au mieux de ne pas ne laisser engluer et cadenasser dans cet état de fait.

Si le constat est assez simple à faire, en contrer les influences est d'une grande complexité, déjà faut-il le vouloir, déjà faut-il en accepter les limitations, déjà faut-il oser s'y aventurer, se risquer à la rencontre de ces autres avec qui à priori on ne partage rien, de qui tout semble nous séparer, et qui souvent nous procure sentiment de répulsion, quand ce n'est pas de révulsion.

J'y parviens rarement, surtout parce que je m'y essai tout aussi rarement, mais je comprends de plus en plus l'absolu nécessité qu'il y a à ne pas s'y refuser, parce que l'autre quel qu'il soit à tout autant de droit et de valeur que moi, que cette histoire, ce monde lui appartient tout autant qu'à moi, que ce qu'il est compte autant que ce que je suis !

Extrêmement difficile à concevoir dans certains cas, il fau(t)(drait) donc parvenir à ne rejeter personne, à refuser les exclusions de toutes sortes, à se refuser à tous les réflexes identitaires, ou corporatistes, etc etc pour ne pas être le jouet des forces qui savourent nos divisions, et les entretiennent, parce qu'elles nous desservent, et sont le lit de ce qui fait nos désunions, de ce qui nous divisent et leur permet de régner.

« Ce n'est pas l'Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l'évolution. C'est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. »

Henri Laborit

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