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On arrête pas le progrès ! Loi naturelle universelle irrévocable ou mythe humain illusoire et pernicieux ?

On arrête pas le progrès ! Loi naturelle universelle irrévocable ou mythe humain illusoire et pernicieux ?

En tout cas de progrès il m'en reste à faire en terme de contrôle de mes propres questionnements, en effet comme à chaque fois, ou tout au moins dans la très grande majorité des cas, je m'engage dans une réflexion ou une tentative de démonstration d'une idée ou d'un sujet d'analyse sans préméditation et réelle préparation, chaque jour je parcours des actualités, des sujets, au travers de certains filtres que je me suis moi même créé, consciemment et inconsciemment, et l'un ou l'autre déclenche ou pas l'envie ou la nécessité de me lancer dans le partage de ce que cela m'inspire avec plus ou moins de sagacité et de lucidité, si j'en fais parfois ensuite ma propre analyse contradictoire, c'est surtout vous rares, très rares lectr(ice)(eur)s qui en êtes témoins et vérificateurs, au constat de l'absence totale de commentaires sur ce blog, je ne sais trop quoi penser, suis-je à ce point déconnecté, que ce que je partage ne mérite même pas un assentiment ou une contradiction, serais-je à ce point insignifiant dans mes approches qu'il n'y aurait rien à approuver ou dénier !

Ne ferais-je donc pas de progrès, car aujourd'hui comme hier, je me suis trouvé touché par un article et me voilà ouvrant des pages et des pages, des sites et des sites, pour trouver arguments et contre arguments qui pourraient étayer ce que je crois, au moment ou je l'écris, correspondre au moins en partie à ce que je considère digne d'intérêt, et permettant de valider l'idée que je m'en fais ou tout au moins vers laquelle j'aspire viscéralement ou intellectuellement selon les thèmes.

Le progrès !

Progresse-t-on et en quoi progresse-t-on ?

Tous est relatif il me semble, tout dépend de nombre de points de vues qui peuvent aller du confirmant à l'antagoniste/opposé en passant par le complémentaire sommes nous en mesure de nous élever suffisamment pour considérer un sujet dans sa globalité, je pense que non en fait, mais cela n'empêche pas d'essayer !

Je n'ai pas commencé à réfléchir et me poser des questions sur la nature et l'intérêt prétendu de certaines formes de progrès, et celles ci se poursuivront lorsque j'aurais diffusé ce billet sur le net, aussi porterais-je à votre attention en préambule cette citation, qui me semble bien ouvrir le questionnement :



Comble de la modernité : faire de la foi dans le progrès une idée arrêtée.

François Brune

Lorsque l'on pense progrès, à quoi pensons-nous en premier lieu, de quel progrès parle-t-on ?

Progrès scientifique, progrès technique, progrès humain ?

"Avec le concept de progrès se greffe l'objectif de développement, Le mythe qui ne se serait imposé que parce qu'il couvrait merveilleusement bien la violence conquérante du colonialisme politique et économique" nous dis l'auteur de l'article mis en lien ci dessus.

L'inéluctabilité du progrès/développement défendu et instauré comme quasi naturel indissociable de la nature humaine si l'on en croit l'évolution technoscienti(st)(qu)e de l'humanité, peut-elle et doit-elle être remise en cause ?

Il en est, et ils sont extrêmement nombreux à affirmer que non, et même s'ils reconnaissent les affres que cette "progression" génèrent n'en affirment pas moins que ; "Oui c'est vrai, tout changement technique apporte une nouvelle gamme de problèmes. Il n'y a pas d’utopie. Dans la plupart des cas, cependant, les gens préfèrent se retrouver dans la nouvelle situation (avec ses nouveaux problèmes) plutôt que revenir à l'ancienne"

Ne serions nous pas arrivé au bout de cette logique, est-ce que les générations qui viennent vont vraiment préférer être dans la nouvelle situation qui se dessine plutôt qu'à revenir à un état plus ancien ?

En se concentrant sur le comment, en négligeant le pourquoi, la perspective du progrès agit comme un espoir, de cet espoir qui voudrait que le progrès, sous entendu technologique, permettrait inévitablement à terme (court, moyen, long !?) de trouver une solution à tous les maux que le progrès engendre en partie et qui viennent s'ajouter progressivement aux autres maux ou impossibilités natifs qui ont été à l'aune de cet espoir qui fait naître l'idée de progrès. Ce même progrès qui permet de rendre le travail plus productif, mais qui est également source d'un avilissement de la force de travail, se transformant petit à petit en toutes sortes d'avilissements techno/progresso-cratiques, techno/progresso-scientistes, techno/progresso-idéologiques, l'addition finale des diverses dépendances asservissantes.

Alors tout comme on arrête pas le temps, on arrêterait pas le progrès, "mais il doit nécessairement s’accompagner d’une réflexion de l’homme sur la puissance qu’elle lui procure afin que ce dernier cultive toujours l’humilité nécessaire pour conserver son humanité." Ah voilà qu'on touche au pourquoi, quel but, quelle finalité, le progrès au service de la vie ou la vie au service du progrès !

On arrête pas le progrès ! Loi naturelle universelle irrévocable ou mythe humain illusoire et pernicieux ?

Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mise dans les mains d'un psychopathe

Albert Einstein, physicien allemand, naturalisé américain, 1879-1955

Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, fait marcher quelque chose en écrasant quelqu'un

Victor Hugo, écrivain et poète français, 1802-1885

Deux citations qui dans ce florilège expriment le mieux ce que j'en crains de plus en plus, ce qui m'interroge de plus en plus.

L'origine de ce billet du jour découle de l'approche qu'en a rédigé un ingénieur qui bien que très critique n'en écrit pas moins : " le progrès au sens où on l’entend aujourd’hui, et que l’on n’arrête d’ailleurs pas, comme le veut l’adage populaire" car comme lui je me pose la question, que dis-je j'en arrive à la conclusion qu'il serait temps d'accepter l'idée de reculer pour mieux prendre un virage, une autre vision du progrès, un développement non plus matérialiste, mais..... comment le qualifier ? Je vous laisse le soin de lui donner la terminologie qui vous semble souhaitable.

Certains parlent de décroissance, l'idée que je m'en fais n'est sûrement pas éloignée de ça, au point que j'en défends de nombreux aspects, mais en tout cas, elle s'en éloigne, quand de ce concept idéologique nait l'exclusion et le schisme doctrinaire, celui que j'ai constaté il y a peu en m'aventurant à la lecture du N°127 du journal "La décroissance" de mars 2016, dont le sous titre nous présente un journal de la joie de vivre, sous couvert d'être dans la même vision de la décroissance qu'eux, car pour les autres, la joie s'arrête aux portes de leurs nouveau monde meilleur !

Selon Pierre Thiesset que je ne connais pour l'instant qu'au travers de l'article titré " "Demain" ou le nouvel âge de l'écologie libérale", le film Demain (et son monde ajouterais-je en référence à d'autres sujets d'actualité comme les Nuit Debout sont contre la loi travail et son monde).

On arrête pas le progrès ! Loi naturelle universelle irrévocable ou mythe humain illusoire et pernicieux ?

"Chef-d'oeuvre de la femme-sandwich de Dior et du patron des Colibris" comme il le présente, serait une publicité du capitalisme vert, .............ce n'est pas l'idée de l'anti fanatisme que je défendrais.

S'il y certes des critiques et des questionnement à proposer au sujet des chemins pris par cette autre vision de la simplicité volontaire, et celles et ceux qui la préconise, je ne partage en rien un tel acharnement à l'encontre de citoyens dont la démarche sans être exempte d'améliorations, n'en est pas moins, à mon sens, tout à fait exemplaire et recommandable, je ne suis pas sûr que toutes celles et ceux qui se revendiquent de "la décroissance vision du journal du même nom, respectent autant leurs congénères et la terre que ne le font certains "Colibris".

J'avais ça sur le cœur depuis quelques semaines, ce que j'en dis n'a bien sûr absolument aucune importance, mais je me devais de l'exprimer clairement et publiquement.

La décroissance ne sera un progrès que si elle décroit dans son rejet de l'autre différent et qu'elle ne condamne pas ce qui ne lui ressemble pas, ou pas encore assez !

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