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Travailler pour vivre ou vivre pour travailler, vivre de son travail ou en mourrir, après l'amélioration, se dessine la dégradation.

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler, vivre de son travail ou en mourrir, après l'amélioration, se dessine la dégradation.

Ce qui se joue pour les travailleuses et les travailleurs, celles et ceux qui triment, qui s'esquintent, qui se ruinent la santé dans de nombreux cas, celles et ceux qui produisent les seuls vrais richesses matérielles, n'est pas seulement de garder ou de perdre des acquis sociaux, contrairement à ce qui est mis en avant par la grande majorité des intervenants et commentateurs, ce qui bien sûr est vrai et primordial, ça ne fait aucun doute, mais l'enjeu réel va bien au delà de cela !

Je ne vais pas revenir sur les points médiatisés, ils sont maintenant bien connus et suffisamment argumentés, pour que chacun ai pu se faire son opinion, sauf à poser une question ultime et je crois essentielle, combien déjà sont touchés par une forme de soumission qu'a engendré la seule crainte du chômage ?

De la réponse à cette première question dépend en grande partie l'ampleur de la mobilisation, et par conséquent la possibilité de gagner ou pas le bras de fer qui s'engage, et à cette question, je crains fort que la réponse soit, un trop grand nombre, cette crainte n'est pas nouvelle, mais sa prégnance et sa puissance n'ont fait que s'amplifier d'années en années depuis plusieurs décennies, je dois tout de même admettre avoir été moi-même surpris ce jour à Rennes par l'affluence au delà de mes espérances, moi qui d'ordinaire, suis généralement déçu, par l'envergure des manifestations, pour cette journée, sur l'ensemble du territoire, le chiffre de 500 000 manifestant selon les syndicats à été annoncé, mais ce n'est pas encore important pour ce dont je veux parler ici, le vrai bilan de la mobilisation sera, à mon sens, à faire samedi soir prochain.

Ce que je veux faire émerger, va au delà du seul aspect social, ce sont des conséquences plus globales sur d'autres plans, qui viennent s'ajouter aux possibles dégradations déjà majeures en terme de condition de travail et de rémunération, et dont on parle peu, bien qu'elles en découleraient inévitablement.

Un premier point par exemple, qui n'est sans doute pas facile à percevoir, mais au sujet duquel il faut s'interroger, dans l'hypothèse des élargissement d'horaires de travail sur de longues périodes, combien de conséquences directes et indirectes affecterait la vie des familles, les heures de garde des enfants, la possibilité de faire ses courses dans de bonnes conditions, etc etc, mais aussi un point particulier qui me questionne, les transports, combien devront trouver d'autres solutions pour se rendre et revenir de leurs 10 ou 12 heures de salariat, les horaires de transport en communs, n'auront pas toujours l'amplitude nécessaire, combien devront se résoudre alors à prendre leur véhicule personnel, engendrant alors augmentation de coût, d'empreinte carbone, de consommation de carburant, de pollution, certes cette question peut sembler anodine, mais l'est-elle vraiment ?

La fatigue, les risques de somnolence, d'agacement, d'énervement, tous ces contrecoups inévitables, qui iront de pairs avec des horaires de travail amplifiés, dont les conséquences, sur les accidents ne pourront qu'être dommageables à plus d'un titre, et c'est là qu'apparait selon moi, l'aspect oublié de ces mesures, ce que cela va engendrer comme résultat sur la santé en général !

C'est là que se découvrent d'autres nouveautés ignorées de la plupart, comme par exemple la menace sur l'existence des CHSCT, leur création à permis entre-autre de diviser par quatre le nombre d'accidents mortels sur le plan industriels, ils sont pourtant visés de suppression !

Parmi les avancées et simplification dont ont bénéficié les entreprises, qui a entendu dire que ce serait dorénavant les entreprises elles mêmes qui définiraient les "risques" et non plus la médecine du travail dont on veut également réduire les prérogatives, en minimisant la surveillance médicale.

Qui sait que les indemnités versées en cas d'accident du travail allaient être revues à la baisse, qui se rend compte que menace un grand danger, celui de voir les employés usés, virés comme des malpropres, après avoir été sous payés, et pour un moindre coût, qui oserait encore dire que le travail c'est la santé !

Que dire des risques de suicides qui sont déjà en hausse !

C'est donc la santé en général et la sécurité des salariés qui, au même titre que les acquis sociaux, sont les vrais enjeux de cette lutte, la droite qui est aux anges, surenchérit déjà, l'idée de suppression de la durée légale du travail est même au programme d'un candidat à la primaire, rien ne les arrêtera si ce n'est nous !

Si nous ne voulons pas crever au boulot ou sur le trajet, pour nous y rendre ou en revenir, à moins que bientôt nous y restions en permanence, le combat c'est maintenant, pour quelqu'un qui milite pour les 32 heures afin de partager le travail, ce qui se passe est assez irréaliste, on est en pleine folie.

Ce qui est absolument dramatique, c'est que de très gros progrès ont été enrégistrés depuis une trentaine d'année, et tout pourrait s'inverser au nom du libéralisme, ce serait un véritable drame, ce ne sont donc pas que les acquis sociaux, mais aussi les acquis sanitaires et sécuritaires qui sont en jeux, ce qui donne encore plus de poids et de valeur à l'opposition que l'on doit s'appliquer à argumenter efficacement, afin que même les plus peureux et les plus démotivés, soient convaincus du bien fondé de la lutte.

Ce qui est absolument dramatique, c'est que de très gros progrès ont été enrégistrés depuis une trentaine d'année, et tout pourrait s'inverser au nom du libéralisme, ce serait un véritable drame, ce ne sont donc pas que les acquis sociaux, mais aussi les acquis sanitaires et sécuritaires qui sont en jeux, ce qui donne encore plus de poids et de valeur à l'opposition que l'on doit s'appliquer à argumenter efficacement, afin que même les plus peureux et les plus démotivés, soient convaincus du bien fondé de la lutte.

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