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Préjudice écologique, le retour ! Avec la "compensation écologique", deux avancées certes, mais tellement insuffisantes et illusoires.

Après une crainte, qui a soulevé l'indignation, de voir supprimer le principe "pollueur/payeur, que j'avais commenté sur ce blogdes suites de l'Erika, le retour à la raison à trouvé son épilogue ce mardi 15 mars 2016 au travers d'un des amendements au projet de la nouvelle loi biodiversité qui ont été votés, l'un d'eux inscrivant ainsi le préjudice écologique au code civil, en en précisant les contours.

Ne dit-on pas "le diable est dans les détails", cette expression conviendrait à merveille si certaines inaptitudes à faire de ces textes, une avancée suffisante, n'était pas que des détails, au même titre que la quasi impossible compensation écologique, le préjudice écologique n'offre que peu de garanties de voir les milieux naturels préservés, on peut même penser légitimement, que leurs insuffisances, et leurs existences même peuvent devenir des alibis pour polluer, endommager, détruire, au prétexte qu'on respecterait tout de même la loi, et qu'on en assumerait ensuite les conséquences, et cette crainte n'est pas nouvelle !.

Je peux comprendre que tous ne sont pas conscient de l'illusion que cache ce qui semble pourtant vraiment positif, mais c'est justement là qu'est l'imposture, si on peut remplacer un objet par un autre qui lui serait équivalent, c'est loin d'être aussi simple en ce qui concerne la nature et la biodiversité, dont les complexités sont telles, qu'il est quasi impossible de les reproduire, donc de les compenser véritablement.

Ceci étant dit, il est tout de même nettement préférable que ces textes existent, il faudra les améliorer, afin de tendre vers une excellence inatteignable, mais dont il nous faudra pourtant nous approcher au mieux si vraiment la nécessité s'avère inévitable.

Du précepte Éviter, Réduire, Compenser, ce que j'essaierais toujours de prioriser dans mes propositions, et ce que j'encouragerais toujours de prendre en considération prioritairement, c'est d'éviter, quitte à réduire drastiquement nos envies et nos faux besoins, nos lubies et nos surconsommations, afin de revenir vers une autre gestion de notre rapport à la nature, et aux autres espèces, tout comme il nous faut également revoir notre rapport aux autres humains, et ces deux objectifs sont intimement liés :

« Ce qui compte dans la sauvegarde des condors et de leurs congénères, ce n'est pas tant que nous avons besoin des condors, mais que nous avons besoin des qualités humaines nécessaires pour les sauver. Ce sont précisément celles-là mêmes qu'il nous faut pour nous sauver nous-mêmes. »
Ian Mac Milan

Cette citation, au sein de laquelle on pourrait échanger les "condors" par n'importe quel animal ou végétal ou espèce vivante, exprime ce que je ressens à ce sujet, si pris un par un aucun ne semble nous être en apparence totalement indispensable, notre protection doit pourtant leur être accordée car il en va de notre humanité, protéger la nature dans son ensemble, c'est protéger parallèlement ce qui devrait faire de nous des humains à part entière, mais aussi parce que nous le leur devons car nos vies dépendent de tous ces écosystèmes qui nous dépassent, et nous sont nécessaire bien au delà de ce que nous pouvons en percevoir.

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