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L'éducation institutionnelle et l'enseignement contre le racisme en faillite, l'option éducation populaire comme alternative.

L'éducation institutionnelle et l'enseignement contre le racisme en faillite, l'option éducation populaire comme alternative.

L'éducation" est, ou devrait-être plus précisément, la pierre angulaire de toute construction humaine au vivre ensemble, et à la réalisation d'une vie en société exempte d’exclusions sous quelques formes que ce soit et pour tout prétexte que ce soit.

Seulement cette "éducation" là est d'abord le fruit du degré de conscience au sein du foyer, puis de l'entourage familial ainsi que de l'environnement social, l'école à sa part mais n'est à mon sens que secondaire en vue de cet objectif, la construction personnelle, s'y ferait peut-être même plus dans la cour de récréation, que dans les salles de classes, et je ne crois pas que ce devrait être non plus son objectif prioritaire, sa priorité étant selon moi de faire découvrir, connaitre et comprendre les bases les plus solides possibles, linguistiques, culturelles, mathématiques et scientifiques en vue d'apprendre à réfléchir par soi même, le reste étant du formatage.

Le combat contre le racisme se forge d'abord et avant tout au sein même de la communauté de vie familiale et sociale, c'est donc l'émergence d'une conscience générale d'appartenance égalitaire à la famille humaine qu'il faut promouvoir et favoriser, or c'est loin d'être l'orientation prise par nos sociétés où l'exclusion est au rang d'une constitution sociétale nationaliste, (d'ailleurs relayée et favorisée, par les programmes scolaires parcellaires et partiaux) sous diverses formes, ghettoïsation, différences de qualité d'éducation et de formation récurrente et induite par cette structure sociétale, inégalité face à l'insertion possible pour l'émancipation que devrait permettre toute activité au service de la société, c'est donc l’architecture de notre société qui est à réévaluer et refonder, afin que chacun s'y sente à égalité de droit, source d'acceptation de l'égalité de devoir qui devrait également s'imposer à tous par consensus naturel.

Des trois fondement "républicains" sur lesquels est sois-disant fondée notre communauté de vie française, et que nos dirigeants et nous même souvent, ont encore l'outrecuidance de citer comme valeurs références que sont la liberté, l'égalité et la fraternité, je ne saurais dire lequel est le plus honteusement bafoué et trahie par les orientations sociétales prisent depuis quelques décennies.

La liberté s'inscrit dans des cadres, qui s'il sont nécessaires fondamentalement, sont maintenant réduits drastiquement, au profit d'une vision de plus en plus consumériste, sécuritaire et arbitraire, l'inégalité est patente, elle se creuse même d'une manière insolente et insupportable, une minorité s'accaparant les fruits de la richesse produite et de la richesse virtuelle inventée artificiellement par la création de la dette que génère notre vie à crédit, et que dire de la fraternité ! L'individualisme porté au rang de divinité émancipatrice, occulte l'interdépendance qui nous lie et tisse la toile sociétale ou toutes les interactions comptent.

On s'aveugle et on s'hypnotise avec des "valeurs républicaines" idéalistes que je partage, mais qui dans notre réalité sont illusoires, et qui, si elles ont jamais existé vraiment un jour, ont été depuis totalement galvaudées et dénaturées au point de les rendre totalement fausse en regard de la situation sociétale réelle.

Si vraiment nous voulons pouvoir nous tenir debout sous ces préceptes dit républicains, dont on peut dire qu'ils sont plus simplement un trépied du savoir vivre ensemble, alors il va nous falloir les appliquer vraiment, et pour cela je crois qu'il n'y a pas d'autre choix que de tout remettre en cause, l'éducation populaire serait-elle la piste à suivre vers l'émancipation et la rééducation nécessaire, la question mérite d'être posée, la réponse d'être expérimentée.

Là où l'éducation institutionnelle à failli, tout en déresponsabilisant les parents et la cellule familiale, qui sait si une autre forme de transmission du savoir et du lien ne serait pas préférable ?

L'autre voie pour une transformation sociale, et sociétale, je crois savoir que beaucoup de peuplades anciennes, notamment certaines tribus amérindiennes, mais pas que, s'occupaient de l'aide à la découverte de la vie de leurs progénitures en tribu, ou en village, chacun se considérant responsable de "l'éducation" de tous les enfants, quels qu'ils soient, c'était l'affaire de tous, ainsi chaque génération apprenait de l'expérience de toutes et tous, c'est bien en ce sens que je conçois l'éducation populaire, mais il existe diverses approches, et diverses visions, on peut l'envisager pour déconstruire la pensée unique, dans un objectif de mutation sociale, ou avec des objectifs bien moins émancipateurs en réalité.

Parce que cette notion d'éducation populaire est si vaste et possiblement antagoniste, polysémique, il faut être très prudent il me semble car selon les intentions qui se cachent derrière ceux qui la promeuve, il peut y avoir de très très diverses arrières-pensées.

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