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Je "Like" donc je suis, et # le fond de ma pensée ! L'ère des réseaux asociaux où la pensée se perd.

Sans chercher à le verbaliser vraiment, je ne me suis jamais senti en phase avec les dits "réseaux sociaux" auxquels beaucoup, moi y compris pourtant, s'adonnent dans un espoir de communication, d'information, et de socialisation.

Y trouvons nous véritablement l'un ou l'autre ?

Pour ma part, malgré mes doutes et ma perplexité, en partie oui, j'échange avec une poignée de personnes que je n'aurais jamais croisées, et encore moins abordées dans ce qu'il est commun d'appeler "la vrai vie", comme si celle des réseaux avait quelque chose de faux ! J'y trouve une somme d'informations (à vérifier !) que l'on ne trouve nulle part ailleurs, et j'échange souvent pour le meilleur et parfois pour le pire dans d'houleuses réparties, et occasionnellement de "définitifs" désaccords inextricables et irréversibles ou pas ! (avec le temps, sait-on jamais).

Tout en me lançant, comme à mon habitude, dans l'écriture de ce post, sans préparation aucune et avançant dans celui ci avec une idée d'origine que je laisse souvent divaguer, et qui évolue parfois à ma propre surprise, au fil des recherches pour étayer ma prise de position, et des mots qui s'imposent à moi pour tenter d'exprimer, ce que je suis et ce que je ressens, une pensée interrogative ne me lâche plus : Pensons-nous ce que nous sommes, et sommes nous ce que nous pensons ?

Sommes nous ce qui transparait sur les réseaux sociaux, n'y-a-t-il pas dans cette forme de relation (in)directe, à la fois des freins, et en même temps une forme d’inhibition ?

Celles et ceux qui me connaissent vraiment savent que je pose beaucoup plus de questions, que je ne propose de réponse, car je suis perpétuellement en remise en cause, plutôt circonspect, car conscient de n'être pas en mesure de cerner avec suffisamment de hauteur et de profondeur la très grande majorité des sujets pour lesquels pourtant je m'autorise parfois à avoir un avis, avec une liberté assez peu répandue qui m'autorise à en changer, si je viens à être convaincu par un nouvel argument découvert, au risque de me dédire plus tard pour la même raison. Ceci, bien sûr, est à relativiser, il y a certaines bases fondamentales, qui me structure et qui sont restées intangibles, et le resteront très probablement jusqu'à ce que je me désagrège, pour retourner dans l'inconnu d'après, aussi imperceptible que l'inconnu d'avant !

J'ai découvert les échanges d'idées et des sources d'informations alternatives il y a une dizaine d'années, totalement loin d'imaginer à ce moment là que j'en arriverais, au fil des découvertes et du sentiment de nécessité qui s'est greffé à mes prises et évolutions de conscience, à ressentir l'impérieuse exigence de participer, d'apporter ma pierre à cet édifice naissant de contre-information, certains préférant parler de ré-information, afin de retransmettre, relayer des regards, des analyses, des opinions et des convictions différentes, atypiques, et contrevenant à l'ordre établie et à la pensée généralement admise et autorisée.

Point n'est besoin d'être extrémiste pour déjà se démarquer, si on peut me qualifier de différent, de marginal parfois, je garde toujours un sens du compromis, une volonté de conciliation, un choix de retenue afin de ne pas bâtir un mur entre celles et ceux à qui je m'adresse et ce que moi je crois devoir présenter comme hypothèse ou certitude au moment ou je les énonce et les partage. C'est un choix délibéré, ce qui n'empêche pas d'être ferme sur ses positions quand cela s'avère essentiel, pour ne pas perdre ses convictions fussent-elles passagères. Compromis n'est pas compromission, il y a des intransigeances inéluctables.

Parmi mes postulats fondamentaux, le plus basique est de tenter toujours de combattre les idées, pas les personnes, chacun, moi y compris pouvons nous (sou)(re)mettre un temps à une idée qui s'avère plus tard nous apparaître erronée, j'ai trop évolué pour ne pas être conscient de cela et le renier.

C'est donc au travers du blog que je trouve la liberté qui me sied pour m'exprimer, et exprimer qui je suis (être), et qui je suis (suivre), car je ne trouve pas sur les réseaux sociaux l'espace et la latitude suffisante, tout y est éphémère et évincé seconde après seconde, un post chasse l'autre, une conversation, un échange d'idée est rapidement supplanté par le flux ininterrompu de suggestions diverses, le même post est "partagé" à tout va au point que le commentaire que vous avez voulu constructif se trouve évaporé, et n'aura été lu que par une poignée, il faudrait-alors redire et réécrire encore et encore et encore pour espérer se faire entendre d'un grand nombre, c'est du temps perdu !

Sans considérer que j'étais seul à penser cela, je ne suis pas témoin de beaucoup de commentaires proches de cette sensation, et de ce constat, aussi ais-je été en quelque sorte rassuré, à la lecture d'une analyse émanant d'un blogueur que je ne connaissais pas, mais dont l'expérience vous en conviendrez, n'est pas anodine, et lui confère une certaine légitimité, pour qu'on veuille bien considérer que sa voix vaut qu'on l'entende.

Cette analyse, va donc dans le même sens que mon ressenti, la comparaison s’arrête là, car pour le reste !

Et pourtant j'ai déjà été beaucoup trop long pour la communication des réseaux d'aujourd'hui !

Et pourtant j'ai déjà été beaucoup trop long pour la communication des réseaux d'aujourd'hui !

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