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Conseiller, surveiller, contrôler, obliger à se conformer parfois, protection de l'environnement, les hommes manquent autant que les moyens.

Que ce soit dans le domaine de la santé, de l'aide au retour à l'emploi, des services sociaux, de l'éducation, de la formation, sans oublier la protection, parce que là aussi il y a des vocations réelles de service, dans toutes les fonctions des services publics à vrai dire, outre les enveloppes budgétaires en baisse, ce sont les moyens humains, qui s'amenuisent et qui souffrent.

Alors que partout les objectifs d'efficacités et de résultats sont eux corrigés à la hausse, un antagonisme s'installe et crée un mal très profond, frôlant parfois l'incapacité à répondre à sa mission.

Des drames sont en gestations, l'impuissance à exercer pleinement et avec sérénité sa fonction devient tension, d'autant que la civilité et le respect envers les agents de l'état, n'est plus qu'un lointain souvenir, pour un nombre grandissant, certains contrevenants ou bénéficiaires des services de l’État étant même près à user de violences afin de ne pas avoir à assumer leurs devoirs, ou parce qu'ils considèrent ne pas recevoir l'écoute, l'attention, et la résolution qu'ils attendent.

L'exaspération des citoyens est parfois légitime, souvent n'est-elle qu'impatience ou souhait irrecevable, dans tous les cas, celle ou celui qui devient la cible du courroux n'est que très rarement le responsable direct de l'impossibilité, au moins immédiate, de résoudre la problématique à l'origine de la confrontation et du désagrément.

Le rôle de bouc émissaire institutionnel, s'il peut-être acceptable exceptionnellement, n'entend-t-on pas souvent : "C'est le métier qui veut ça !" ne peut devenir un statut permanent, ce ne peut être qu'un état d'urgence, une situation rare et non habituelle.

Si au moins il y avait une vrai reconnaissance, de la part de l'institution, une gratitude à la hauteur de l'investissement et du service rendu, or ce n'est pas le cas, c'est même l'organisation de la mésestimation, dans le domaine de la santé en particulier, ce secteur là, on le sait, on en a la démontration souvent, et on a beau souhaiter de tout cœur et même par raison que soit revalorisé, et grandement, celles et ceux qui servent et se donnent, que l'on reste dubitatif face à la démonstration de l'indifférence étatique qui reste de marbre.

Et puis il y a ces "autres", beaucoup moins connus, parce que n'entrant en contact qu'avec une catégorie particulière de la population, leur attribut c'est l'environnement, cela peut prendre plusieurs aspects. Si pour la plupart de nos contemporains, s'occuper de la terre et de ce qui la concerne est moins important que de s'occuper des humains et de ce qui les préoccupent en premier lieu, ce ne devrait pas être aussi tranché, c'est un postulat qui perd de sa pertinence qu'en on est conscient que tout est lié, que l'humain fait partie de ce tout qui incorpore la terre et l'homme, et que par conséquent tout ce qui touche à la terre touche l'humain, tout ce qui porte atteinte à la terre, donc à notre environnement, nous porte atteinte.

Cette terre, il faut donc la défendre, la protéger, et cela entraîne parfois aussi la nécessité de réprimander et obliger à changer de comportement celles et ceux qui contreviennent à ses équilibres, à son intégrité, pour cela des règles très imparfaites et évolutives sont instaurées, et des agents sont là pour en faire appliquer les termes. Fonction souvent mal perçu, enfin surtout par les contrevenants, celles et ceux qui voudraient pouvoir ne faire que ce qui les arrange, n'agir qu'à leur guise et dans leur seul et propre intérêt.

A l'heure où l'on commence à comprendre enfin sur un plan un peu plus collectif l'importance majeure qu'il y a à sauvegarder la terre, où l'écologie au sens très large du terme devient une notion certes encore mal comprise et déconsidérée, mais grandissante et se répandant je l'espère irrémédiablement, ceux qui nous gouvernent restent sourds et inconscients, incapables de mesurer l'urgence qu'il y a à sauvegarder l'état de la terre, et a y mettre les moyens, car ils manquent cruellement.

Un de ces états d'urgence, dont l'urgence n'est pas comprise par l’État, et qui me mène à m'assigner à résistance, contre les fausses priorités.

Conseiller, surveiller, contrôler, obliger à se conformer parfois, protection de l'environnement, les hommes manquent autant que les moyens.

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