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Anti-gaspi et prix bas pour tout vendre, la nouvelle arme de consommation massive. Le commerce absolue qui nous rend complice.

Anti-gaspi et prix bas pour tout vendre, la nouvelle arme de consommation massive. Le commerce absolue qui nous rend complice.

Puisque plus rien n'arrête la recherche infernale de la baisse des prix, quelque soit ce que cache ou provoque comme dégâts collatéraux cette ruée vers le toujours moins cher pour consommer toujours plus, ce qui aurait pu être une positive attitude consistant à sortir des calibrages ségrégationnistes, et de la dictature du beaux et reluisant, pourrait bien devenir un autre tour de prestidigitation consumériste, grâce à l'acceptation consentie et assumée de nombreux consommateurs pour qui seul le prix compte désormais.

Après les avoir longtemps bannis, voici donc l'ère de l'acceptation des gueules cassés et produits moches. Une grande chaine de distribution à lancé le mouvement, et celui ci s'étends, dépassant maintenant largement nos frontières.

Je vais probablement une nouvelle fois me trouver à contre courant, mais j'entrevois de grands dangers à cette tendance que pourtant la majorité réclame et qui si l'on y réfléchie pas vraiment semble désirable.

Outre le risque inhérent de favoriser un appauvrissement général, conséquence contre laquelle je tente sans grande réussite d'alerter mes proches et ceux avec qui il m'est donné de discuter parfois, je sans poindre d'autres conséquences bien peu favorable à une transformation de la sur-consommation.

Tout d'abord, l'occultation que je vais maintenant qualifier de vraiment volontaire et inexcusable des conditions de productions de nombreux produits de consommation, que ce soit des conséquences humanitaires, sociales, sanitaires et sécuritaires, il semble donc bien que la majorité n'en a que faire, seul compte son pouvoir d'achat, les questions éthiques coûtent trop chers visiblement pour de nombreux consommateurs.

Si cette première constatation à elle seule suffit pour me déprimer et permettrait de questionner profondément notre société, je pressens d'autres contrecoups possibles, celui par exemple de voir bientôt une autre gamme de produits, apparaître, ceux 'volontairement' dégradés, rendu moins uniformes, mais auxquels on pourra dorénavant attribué l'étiquette anti-gaspi, que d'aucun vont maintenant présenter comme le nec plus ultra du consommateur civique et branché, si je veux bien consentir que ceux actuellement proposés, sont encore de vrais gamme de produits un peu moins bien réussi pour diverses raisons, je vois déjà le premier scandale se profiler de la découverte de chaines de productions dédiées, qui sortiront industriellement des produits conçu spécifiquement pour alimenter les étals classés "je lutte contre le gaspillage".

Si j'approuve et soutien un nouveau regard sur la vente des fruits et légumes, par exemple, pour lesquels l'aspect esthétique, et à mon sens une bêtise sans nom, et qui est la source de pertes inacceptables d'aliments tout à fait consommables, je redoute pour les produits travaillés et ou manufacturés, une baisse de la recherche de qualité chez les producteurs, qui auraient moins d'intérêts à y attacher autant d'importance.

Mais je vais plus loin encore, car une autre séquelle pourrait bien aussi en découler, c'est la disparition des dons vers les associations caritatives, en effet, si tous les produits jusqu'à présent déclassés et dont on pouvait possiblement se délester deviennent potentiellement vendables, que croyez qu'ils vont choisir sinon d'engranger du profit avec ce qui jusque là passait dans des pertes !

Cette nouvelle tendance pourrait donc bien sonner le glas des associations caritatives qui, ne l'oublions pas, ne sont en mesure de redistribuer que ce qui leur est donné, si on ajoute donc à la baisse des dotations d'états, les difficultés grandissantes des régions, départements et municipalités, dont les aides fondent également, maintenant la minimisations des dons de la grande distribution, il y a fort à craindre que les associations se retrouvent sans victuailles à partager.

Si nous ne voulons plus accepter de donner aux choses leur vrai valeur, non seulement, nous appauvrissons ceux qui les produisent, mais nous nous appauvrissons nous même, par conséquent, en donnant à ceux qui valorisent les choses l'opportunité de les dévaluer plus encore. Jusque là c'est ce que nous avons déjà permis et qui est l'assise du malheur que nous propageons, et donc nous sommes nous victimes au bout du compte. Alors qu'il faudrait inverser cette déconsidération et cette dévaluation des matières et produits, nous risquons d'accentuer plus encore l'abaissement de nos pouvoir d'achats, de la valeur de nos produits, et de supprimer aux nécessiteux le peu qu'on pouvait encore leur attribuer, ce faisant nous ne serions plus seulement complice de l'appauvrissement général, de la mise en danger quand ce n'est pas la mise à mort de nombreux humains un peu partout sur la planète, mais en plus d'ôter à nos pauvres le peu qu'on pouvait encore leur attribuer, nous abaisseront nous nous même jusque si bas !

Entendons nous bien, je suis pour faire baisser de manière drastique et la plus large possible toutes les formes de gaspillages, et ce pour la plus large gamme de produits possibles, mais pas au risques que j'ai énoncé, il va donc falloir être très vigilant sur l'orientation que vont prendre ces nouvelles approches de la commercialisation des produits de consommations, en espérant que mes craintes et mes suspicions s'avèrent erronées.

Anti-gaspi et prix bas pour tout vendre, la nouvelle arme de consommation massive. Le commerce absolue qui nous rend complice.

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