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Gaspillage alimentaire, une avancée consensuelle réelle, naturelle, en aval ça va mieux donc, mais en amont ?

Gaspillage alimentaire, une avancée consensuelle réelle, naturelle, en aval ça va mieux donc, mais en amont ?

Une quasi unanimité rare, pour ne pas dire inconnue, et sans doute non reproductible, s'est faite jour sur un sujet, je devrais même dire une cause, tant cette problématique du gaspillage alimentaire fédère, en effet, comment ne pas être d'accord avec un tel objectif qui est de réduire le gaspillage alimentaire d'en finir avec toute cette nourriture gâchée, jetée, on pense misère, on pense resto du cœur, on pense faim dans le monde, normal, alors on est d'accord bien sûr, je suis d'accord bien sûr et plus tôt deux fois qu'une, j'ai milité pour ça, et c'est une grande joie de voir naître enfin un texte améliorable bien sûr, mais déjà conséquent..... Mais maintenant que ce bilan la est fait, que cette unanimité à entérinée de manière appuyée, et irréfutable un constat navrant mais patent, trop de nourriture était jusque là gaspillée, n'y a-t'il pas un autre constat à valider ?

Il y a tant et tant de nourriture dans nos magasins, sur nos étals, dans nos frigos, dans nos assiettes, que nous ne sommes pas en capacité de la manger toute, ben oui ! Sinon quoi ? Quelle autre origine aurait ce surplus, ce gâchis, cet amoncellement dans les poubelles, sinon que nous accumulons des doses de nourritures, que nous ne savons pas gérer, faute de temps pour la consommer toute parfois auquel cas nous aurions dû ne pas en acheter tant, faute d'organisation, auquel cas nous n'aurions pas du en acheter tant, faute d'envie passagère, auquel cas nous n'aurions sans pas du l'acheter du tout, faute de ..., faute de ..faute de...

Nous sommes donc en faute de sur acheter, sur engranger, sur cuisiner, sur consommer, mais pour notre défense, ne sommes nous pas poussés à cela de manière très efficace, par ceux qui nous vendent, ceux qui produisent, pour qui l'intérêt premier est de nous encourager à en vouloir toujours plus, à en avoir toujours plus, à sur amasser, à sur consommer ?

Se pose donc alors une question, une question qui est rarement évoquée, évincée, occultée : que fait-on à la source, que fait-on en amont ?

Allons nous continuer cette même perspective, ou seule la consommation serait véritablement interrogée, et remaniée, réorganisée ? Ne serait-il pas nécessaire de revoir en amont de ces circuits, les règles de l'offre ?

Et là quand on se pose cette question une situation terrifiante se dévoile, un paysage consumériste inquiétant se dessine, un engrenage pervers se révèle, serions nous en quelque sorte obligé de persévérer dans cette sur production sous peine d'ébranler fondamentalement tout le système, sommes nous contraint de sur fournir, sous peine d'enrayer la machine ?

Les producteurs d'abords, pour qui la nécessité première est de créer du produit, tous les intermédiaires, emplois, qui ont l'impérieux besoin d'avoir à s'occuper du plus possible de marchandises, les distributeurs, qui n'attendent qu'une chose, emplois, gonfler leur rayons preuve de sécurité et d'abondance, tout la chaine, emplois, concourt, notre appétit, les emplois, le commerce, les emplois, nos envies, les emplois, .........et puis en bout de chaine plus vicieux encore les circuits parallèles, l'entraide, emplois, les nécessiteux, ceux qui se sont retrouvés pour diverses causes, quasi exclus de ce consumériste manège, et pour lesquels,on peut combler, mal, emplois, bon an mal an les manques et les besoins vitaux... jusqu'au circuits finaux de gestion des déchets, emplois........, tableau non exhaustif de notre société qui fonctionne d'une certaine manière grâce quelque part à la sur production, qui elle même entraîne la sur consommation ! Serait-ce donc pour cela que par essence on oublie de mettre en question la cause des causes ?

Questionnement épineux, ou une certaine raison devrait nous obliger à nous dire qu'une meilleure gestion passerait obligatoirement par des limitations et de nouvelles approches de la production, une meilleure gestion des approvisionnement, etc etc mais est-ce aussi simple ?

Est-ce donc la sur production qui génère la sur consommation et organise toute la chaine sociétale, ou à l'inverse est-ce nos sur consommations qui tisent la toile obligeant à sur produire ?

Me voilà empêtré dans une réflexion que je n'avais pas prévu lorsque à l'origine de ma volonté de remettre en cause une sur production des produits et marchandises, je me suis interrogé.

Qu'en pensez vous, comment faire, comment sortir de cet engrenage ?

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