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Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.

Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.

Cette réflexion n'est pas nouvelle pour moi, je me la fais depuis déjà longtemps, mais elle reste en sourdine, voilée, repoussée en arrière plan, il se trouve toujours quelque chose de prioritaire à traiter, vous savez comme ces choses que l'on remet toujours à plus tard, et pourtant !

Entendons nous bien, il n'est pas question de minimiser la nécessaire lutte pour enrayer si possible l'élévation de la température mondiale et les affres qui l'accompagnent déjà, au contraire, mes écrits sur ce blog peuvent sans conteste vous le prouver, mais elle doit être transversale et équilibrée, elle ne doit pas devenir le prétexte et l'alibi pour baisser la garde ou déconsidérer et reléguer aux oubliettes d'autres causes et atteintes à l'avenir des générations futures, contre lesquelles un front doit s'ériger et la liste est longue et diverse de ces mobilisations et actions indispensables !

Il faut d'ailleurs peut-être commencer par rappeler une constante assez naturelle et humaine, à laquelle nous n'échappons pas, certains ajouterais typiquement française, dont nous oublions souvent les effets déformants, qui consistent à tout observer par le petit bout (franco-français) de la lorgnette.

Pourquoi maintenant, pourquoi particulièrement en ces jours sombres, et funestes, justement parce que, parce que les événements dramatiques de ces derniers jours m'obligent à partager une crainte, et m'oblige à ne pas évincer un malaise grandissant, ne sommes nous pas en train de nous centrer beaucoup trop sur l'actualité aussi considérable soit-elle ?

Deux événements accaparent l'actualité nationale, qui devient l'actualité tout court, tout d'abord l'un qui nous a explosé au visage, comme sortant de nulle par, alors que pourtant prévisible dans le fond, si ce n'est dans la forme, l'attaque meurtrière de terroristes assassins, extrémistes conditionnés par des maîtres à penser fanatiques auxquels ont préférerait, à tort selon moi, ôter l'humanité craignant de devoir accepter de reconnaître l'implacable vérité, l'humain est capable de ça !

Combien d'exemples nous faudrait-il donc pour ne plus tenter de le renier ? Ou alors on les classes au rang de barbares, la terminologie n'est pas anodine, ils sont des assassins, pour certains français, au sujet desquels des analystes posent la question de savoir s'il n'ont pas fomentés seuls ces attaques ciblées ? Ils sont oh combien, déterminés, calculateurs, organisés, vers un but murement réfléchi, la mort de l'infidèle ennemi.

Et puis l'autre actualité, elle attendue et organisée, planifiée à grand renfort de matraquages, au point que tout le monde veux en être depuis les pollueurs en mal de verdissement de leurs images, aux anti-systèmes espérant mettre leur grain de sable dans la machine à broyer le monde.......au delà de ça comme un vide, une inexistence, résultat d'une cécité consentie ou infligée dont la plupart se contente !

Il y en a pourtant de faits notables, à foison, des morts par milliers, victimes de toutes sortes de mauvaises fortunes et de fléaux divers, de manques cruels de vivres ou d'eau, de catastrophes naturelles ou pas ! De mauvais coups du sort ou d'États pas seulement Islamiques, de trains ou d'esprits qui déraillent, d'effets dévastateurs et pas seulement de serre, de maladies qui n'éradiquent plus que les pauvres, lointains et oubliés, je pourrais poursuivre là une liste si longue qu'espérer en venir à bout tient lieu de chimères !

Il en va ainsi du réchauffement climatique, et de ce qui en est devenu symboliquement son épicentre, le taux de carbone CO2 émit dans l'atmosphère, qu'on a distillé comme un chant de sirènes qui attirerait toutes les attentions, captivant toutes les intentions. Mais le symbole n'est-il pas devenu un point d'ancrage rivant nos regards à un périmètre réducteur, le premier exemple qui me semble simple à comprendre, bien que plus complexe à démontrer, concerne la production de gaz de schiste, qu'on veut nous vendre et nous imposer, et dont on prétend maintenant qu'elle serait déjà un moindre mal par rapport au charbon et aux autres ressources fossiles.

Oublions un instant les autres reproches que l'on peut attribuer à cette exploitation pour n'en garder qu'un, les émanations directes dans l'atmosphère de gaz méthane induites, la focalisation sur un moindre taux de dégagement de CO2, évapore les émissions de méthane dont l'incidence, certes à plus court terme, mais tout de même, sont d'un rapport de 25 à ? fois plus élevées que celle du CO2 qui polarise nos calculs, ainsi en dépit de l'argument officiel, il s'avère d'après de récentes études, que ces fuites de méthanes annulent l'avantage du gaz sur le climat, malgré cela les gaz non conventionnels vont donc être considérés comme présentable et recevables dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.

Un autre souci majeur qui m'embarrasse vraiment, et qui va me mettre en porte à faux vis à vis de la plupart des mouvements et milieux que je soutiens tout de même par ailleurs, malgré ce qui va suivre, concerne le développement des moyens de production d'énergie, plus spécifiquement électrique, que l'on qualifie de durable, solaire, éolien, et marin.

Qui peut imaginer que les réserves de matières premières nécessaires pourraient être suffisantes pour équiper la planète dans son entier en considérant qu'on ne semble pas prendre le chemin d'une limitation drastique de l'utilisation énergétique ? (Le prochain écologiste qui me parlera de développement durable me trouvera en travers de son chemin, lol !).

De nombreuses ressources sont déjà considérées comme en voie de déclin, les métaux précieux et les terres rares, dont on sait la nécessité pour ces technologies sont comme le reste en quantité finies et limitées, on connait la grande difficulté à les recycler, avec la perte que cela occasionne qui plus est, alors qui ose croire en un déploiement sans cesse renouvelé ? On leur promet pourtant un avenir florissant, une croissance aussi illusoire que ne l'est le développement infini, fusse-t'il qualifié de durable.

Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.

Outre les développements technologiques, pour lesquels il est assez aisé de comprendre que les vieilles recettes sont plus accessibles aux pays en voie de développement et à ceux qui en sont encore à peine sur le chemin, le plan économique mondial, qui repose presque essentiellement sur les matières fossiles et ses applications et dérivés, déjà chambranlant n'est pas en mesure de permettre un bouleversement aussi rapide que la situation l'exigerait pourtant. Tous les (dés)équilibres structurels du système financier global, gravitent autours du pétrole, qu'on en accepte l'augure ou pas, toutes les technologies reposent sur le pétrole et les métaux, mêmes les technologies les plus avancées, innovantes, et créant les dites ruptures technologiques, sont tributaires des matières fossiles, qu'allez vous produire avec vos imprimantes 3D si vous n'avez pas de plastique ou de métal à lui fournir comme matière première ? Avec quoi pourrions-nous produire panneaux photovoltaïques ou thermiques, éoliennes, batteries, etc etc sans éléments issus de matières fossiles, et toutes les techniques qui permettent de les produire ?

Alors certes des produits de substitution ont commencé à faire leur apparition, des plastiques végétaux par exemples, mais ces produits de remplacement en sont encore à un stade insignifiant, et à des capacités de productions dérisoires.

Lors de l'assemblée du Groupe de la banque mondial qui a eu lieu à Lima récemment, l'obligation d'une voie méthodique et ordonnée pour gérer la transition, sous peines de voir exploser la 'bulle carbone' a été rappelée, et si souvent ont peut considérer que le pied est mis sur le frein pour des raisons conservatrices, là il me semble raisonnable de penser que la motivation est moins intéressée, mais bien l'alerte censée d'une impossible transition brutale ou aveuglément accélérée.

Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.

Le premier élément qui fut à l'origine de cette réflexion, concerne le nucléaire, en effet il me semble que l'un des dangers majeurs d'un avenir dit décarboné, se profile à cause d'une présentation manipulatrice, et trompeuse de la production d'énergie électrique grâce au nucléaire, principalement en France, et nous en sommes aveuglés.

Il me semble bon de rappeler d'ailleurs, car il est facile de passer à côté de cet état de fait, tant l'insistance dogmatique et orientée sur l'électricité en France masque une vérité déterminante, l'énergie électrique produite sous diverses formes, dont la part du nucléaire n'est que de 10% environ, elle, ne représente que 20% environ du mix énergétique mondial, Charbon, pétrole et gaz représentant 80% de ce qui produit l'énergie nécessaire à faire tourner et vivre la planète, enfin celles et ceux qui l'habite !

Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.
Le prisme climatique de la décarbonisation occulte les autres maux ! Lutter contre la peste n'éradique pas le choléra.

Alors, la question de savoir si le nucléaire pourrait-être une bouée de sauvetage pour le climat, qui fut la première à me faire réfléchir, sous le prétexte fallacieux que "la production d'énergie issue de cette technologie", serait abusivement considérée comme décarbonée, la réponse ne fait pas l'ombre d'un doute, elle est négative, et pour de nombreuses raisons. et a y regarder de plus près au sujet de ce thème, au delà du fait qu'elle est potentiellement d'une dangerosité absolue, elle est pour le moins saugrenue.

Les risques affiliés, et les externalités, comme la gestion des déchets, et les démantèlements à venir, feraient peser un risque incommensurable à la survie planétaire d'une part, mais bien avant cela, les réserves d'uranium disponibles ne sont pas illimités non plus. Que dire du coût, sinon qu'il s'avère déjà supérieur à ce qu'il est possible de produire autrement, il est même en passe de devenir rapidement le moyen le plus onéreux de produire de l'énergie, sans même inclure dans ces coûts (ce qui est le cas actuellement) la gestion des déchets et les démantèlements, déjà cités plus avant pour une autre cause toute aussi majeures ?

La présentation officielle volontairement biaisée du nucléaire grâce au mensonge le prétendant favorable à la réduction des émissions de CO2, est donc entachée de nombreux travers et arrangements avec la vérité.

Extraire le minerai, le transporter, le traiter, le retraiter, construire les centrales, les entretenir, les déconstruires, transporter les déchets, les protéger, les surveiller, etc etc tout cela est synonyme de production de CO2, et on voudrait d'un coup de baguette magique, soustraire tout cela à l'addition réelle des émissions provoquées par la production d'électricité par la technologie nucléaire, c'est nous prendre pour des ânes, et des incultes, ce que nous ne sommes pas, à condition de s'informer correctement !

Le prisme du CO2 n'est donc même pas un argument valable en l'occurrence, et pourtant on le met au devant de la scène sans vergogne, ne vous laisser pas tromper.

L'énergie la moins émettrice est celle qu'on ne consomme pas, réduisons, simplifions, recentrons nos vies, sur ce qui en est vraiment l'essentiel !

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