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Hydroélectricité, un barrage durable à la continuité écologique des cours d'eau.

PHOTOPQR/OUEST FRANCE
PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Que ne faut-il pas remettre en cause quand on veut regarder les choses en face ?

Pour quelqu'un comme moi, qui après avoir insisté sur la première cause essentielle à défendre qui consiste en l'acceptation d'une évidence, nos premiers efforts, ceux qui seront les seuls à changer véritablement la donne sont ceux que l'on fait pour réduire nos besoins en énergie, tout le reste est dommageable qu'on veuille bien le reconnaître ou non, les faits sont là, qui n'imagine pas non plus se passer de l'énergie nécessaire à permettre une vie simplifiée et agrémentée de certains loisirs, il est donc alors difficile de défendre quelque solution que ce soit, d'où l'importance de chercher les moyens les moins dommageables dans une volonté d'équilibre entre besoins réels et incidences collatérales inévitables les moins impactantes possibles !

Ainsi l'hydroélectricité à l'instar du solaire, de l'éolien, et de n'importe quelle forme de production d'énergie, qu'elle soit mécanique ou électrique, entraîne des conséquences négatives délétères, que l'on peut admettre en rapport à ce qu'elle nous apporte comme bénéfices en retour, ou en échange. Pour certains, point de limites, la croissance, le confort, le progrès, les nouvelles technologies, les aspiration humaines, justifient n'importe quel empreintes et dégradations sur les milieux naturels, et écosystèmes dont nous sommes pourtant interdépendants pour d'autres raisons. La production d'énergie entre autres besoins, justifie donc des impacts négatifs mais jusqu'à une limite qu'il convient de définir, en admettre l'exigence, pour des fins de commodités n'oblige pas à en accepter tous les moyens pour en jouir.

Présentés pendant longtemps comme inoffensifs, voir régulateurs, et positifs à plus d'un titre, les barrages et autres constructions au fil ou en travers des cours d'eau, quelque soient leurs tailles, génèrent en réalité nombres d'incidences, dont certaines sont très dommageables, comme nous le décrit vraiment bien cette analyse.

De nombreux progrès sont en court, et une volonté de réduire tous les dangers, dont nous connaissons maintenant les effets précieux, est actée, bien évidemment, pour les plus fervents défenseurs des milieux naturels, les améliorations sont beaucoup trop lentes, mais l'amorce d'un mouvement correctif ne peut-être nié, or cette nouvelle tendance à rétablir les fonctions le plus proches possible de la continuité naturelle des cours d'eaux, risque fort d'être totalement remise en cause, par les nouvelles règles communautaires européennes, auxquels l'État français jusque là garant et gestionnaire, doit se plier. La mise en concurrence de ces concessions, dont l'état n'a pas caché rechigner à se départir, souhaitant, à raison selon moi, permettre aux concessionnaires historiques, de se réserver la priorité sur les chances de garder le contrôle et le bénéfices des futurs contrats à venir, mais ceci est vu comme une distorsion de concurrence et est dénoncé par d'autres potentiels candidats. Différents schémas de privatisations artificielles, ont été élaboré, mais ces tergiversations, n'ont guère plus à certains acteurs, au point que maintenant la Commission européenne serait encline à demander qu'EDF ne se porte tout simplement pas candidat dans le cadres des appels d'offres pour les futurs contrats de concessions hydroélectrique.

Une telle éventualité répond typiquement et indéniablement à la volonté maintenant clairement affichée de favoriser coute que coute l'émergence absolue de règles de marchés sans entraves, ce qui commence à me faire dire très sérieusement qu'à ce rythme là, on aura bientôt plus rien à craindre des grands accords internationaux type TAFTA, dans la mesure où tous les verrous sont en train d'être brisés déjà, et où toutes les règles commerciales abattent déjà toutes les protections, et brisent déjà toutes les défenses.

La privation de ces concessions, laisse augurer une priorité orientée vers une volonté inévitablement comptable, dont l'effet laisse peu d'espoir de voir la continuité écologique prise comme facteur prioritaire des choix de gestion. Il y a fort à parier que les concessions les plus importantes seront celles qui attireront les candidats les plus affamés de rentabilité, et qu'ainsi une part énorme de l'indépendance énergétique risque de nous échapper, avec tout les progrès qui commençaient à poindre des récentes mesures favorables aux retour à une bonne qualité des eaux en France. Cette qualité souvent décevante, est pourtant un point pour lequel nous sommes déjà mis en cause par la même Communauté européenne qui nous dicte ces choix paradoxaux et soumis à des lois qui vont totalement à l'encontre de la protection de l'environnement. Le règne des profits rois ne riment pas avec l'idée de défense des milieux naturels et de sauvegarde ou de réparation des écosystèmes.

La continuité écologique des cours d'eaux depuis si longtemps mise à mal, dont on commençait à peine à rectifier les erreurs passées, risque bien de se voir à nouveau reléguée aux second plan, c'est en tout cas ce qui est à craindre !

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

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