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Liberté d'expression, un droit, encadré, un droit, revendiqué, un droit, malmené, si nous voulons le garder, le défendre c'est maintenant !

Je suis en questionnement au sujet de la liberté d'expression, j'ai donc envie de vous faire participer à une réflexion que je vous livre et vous soumets.

Ce billet de blog à pour origine une menace, pas le sentiment d'une menace, non une menace qui monte, une menace de plus dirais-je même, celle là sur la liberté d'expression enfin ce qu'il en reste encore, car bien que présentée comme inattaquable et invoquée à tout va, elle a déjà subit de subtiles entraves, et été sensiblement amputée à mon sens, tel que je la perçois, malgré le fait que les pouvoirs publics doivent garantir ce droit fondamental et constitutionnel, et là c'est bien de la France dont je parle.

Je n'aborde ici cette notion de liberté d'expression, qu'en fonction du droit tel qu'il est légalement encadré en France, et pour nous Français, l'importance du sujet, sa complexité, son observation, l'objectivité à y consacrer recèle déjà bien assez de complexité pour sortir de ce cadre là, mais je ne l'isole pas totalement du reste du monde pour autant, en élargissant le regard, car mon propos le nécessite, en effet, la politique menée en France est maintenant grandement tributaire de l'orientation globale des politiques pratiquées autours de nous.

Il va de toute façon de soit que l'évocation même de liberté d'expression dans de nombreux pays est une gageure, un non sens, une impossibilité, tant ce concept, n'est réellement admis voir toléré que très rarement, et dans peu d’endroits sur terre.

Je suis déjà interpellé et interloqué par les exemples qui sont évoqués à la fin de la présentation du premier article mis en lien ci dessus, en effet combien d'entre les citoyens/internautes sur les forums ou sur les réseaux sociaux sont passibles de répression et de condamnation au vue de ces énoncées ! Pour ne prendre qu'un exemple démonstratif, au regard de la définition juridique de ce qu'est une injure, il y lieu de réfléchir profondément à nos commentaires sur les réseaux sociaux, condamné pour avoir répandu de manière vindicative son dégoût vis à vis d'un autre individu en des termes sommes toute assez ordinaires : "misérable imbécile" "aussi inepte que l'individu lui même" ! Combien d'entre nous sont coupables de ce genre de faits ? Combien sont donc susceptible, de se voir un jour convoqué devant un tribunal pour répondre de ces expansions verbales, qui si elle sont condamnables sur les réseaux, le sont tout autant dans la rue, au travail, lors de divers regroupement humains, au café, etc etc ou même chez soi ! Le droit à l'irrespect et à l'insolence pourtant juridiquement admis, pas plus que l'humour, ne sont une garantie pour passer au travers des mailles du filet répressif, si jamais d'aventure, vous vous en prenez à des thèmes ou des individus, établis comme intouchables, .....mais par qui ? Gare !

Je ne suis pas de ceux qui invectivent, qui vilipendent, qui dénigrent, etc, j'essai plutôt de m'opposer par le contre exemple, l'explication, la proposition d'un autre regard, parfois teinté d'humour allant au pire jusqu'à l'ironie ou le sarcasme, parce que c'est dans ma nature et que j'ai encré viscéralement en moi ce désir de ne m'attaquer qu'aux idées pas à l'individu qui les profère et qui les propage. Mais cette attitude n'est guère partagée que par une minorité, même parmi celles et ceux qui se présentent comme défenseurs de causes humanistes, sociales, voir pacifistes. Ils ne sont pas rares les propos virulent, médisant, abaissant, locutions de la vie de tous les jours pour la plupart, qui ne sont que des mots, désagréables certes, mais bien souvent simple expression de désaccord ou d'opposition, de dissension et de rejet, sauf que selon le droit, nombre de ces locutions sont condamnables, car possiblement attaquables en justice pour injure ou diffamation, comme le démontre les exemples cités, la liberté d'expression n'est donc, selon le droit juridique, pas la possibilité de dire tout et n'importe quoi, n'importe quand et surtout à n'importe qui ! Qu 'on ne se méprenne pas, je ne défends en aucune manière les attitudes haineuses, dénigrantes, et dégradantes, je les exècre, mais je pense qu'il ne faut pas leur donner plus d'importance que ce qu'elles sont, des attitudes certes néfastes, mais dont la portée ne dépasse pas les mots. Ceci clarifié, je reconnais tout de même que les mots peuvent faire mal et être destructeurs, c'est bien en cela que la parole est un bien précieux, qu'il faut pouvoir garder, dont il faut user avec parcimonie, et qu'il faut manier avec beaucoup de réserve, car elle peut être une forme d'arme, seulement pour lui garder sa force tant d'opposition que de propositions, il faut se servir de cette arme avec dignité, honneur, justesse et respect.

Nombreux sont celles et ceux non suffisamment conscient de cet état de fait, qui auraient intérêt à changer leurs attitudes et leurs expressions si d'aventure, et comme il est je crois à craindre, la tolérance vis à vis de leur langage venait à s'amenuiser, voir à s'éteindre, car c'est le chemin sur lequel on nous engage selon moi.

Le principe démocratique repose sur la liberté de chaque citoyen d'exprimer ses idées ses opinions, j'ajouterais que cela sous entend le droit indiscutable d'avoir des opinions diverses, variées et contradictoires, et c'est peu dire que ce principe démocratique est bien compliqué à appliquer, voir à accepter réellement ! Je n'ai aucune difficulté à admettre et concéder, que certaines opinions m'exaspèrent pour le moins, me paraissent parfois si différentes des miennes, si antagonistes par rapport à ma vision des choses, si inacceptables en fonction de mes convictions, que comme tout un chacun, je considère que les avoir est sinon une hérésie, pour le moins de la bêtise, sauf que malgré cela, mon devoir comme celui de chacun se doit (devrait) de consentir au droit de l'autre d'être différent, opposé, et réciproquement !

Je n'ai pas de solution, qui pourrait permettre d'en arriver à admettre cette totale liberté d'être différent, et d'exprimer cette différence, si ce n'est le respect, et l'acceptation de l'autre comme préambule, et finalité.

Dans le meilleur des mondes, non pas celui là, l'autre, la disposition sociologique et humaniste qui permettrait cela n'est pas en vue, mais elle peut s'envisager dans le domaine des possibles, sauf qu'au rythme et selon la tournure que prennent les événements, quand bien même l'humain serait sur la voie d'un tel aboutissement, ON ne lui laissera pas le temps, ni la liberté d'une telle orientation.

Par ON, je veux parler de ce qui est innommable, non pas dans le sens qu'il ne soit pas qualifiable, mais dans le sens ou il ne s'agit pas simplement d'individu identifiable qui seraient seuls à tout déterminer, même si cette option là existe, je prends ici le partie pris de ne pas l'isoler dans l'équation, plus précisément de ne pas la hisser au sommet des causes possibles et déterminantes. Je fais donc une courte aparté pour m'en expliquer : D'une manière simplifiée pour ne pas dire simpliste, ON pour certain s'appelle aussi "le grand complot", un mouvement déterminé, canalisé, et organisé de manipulation et de gouvernance du monde qui serait (est) composé de personnalités connues et identifiées, qui agiraient mu par une volonté déterminée d'instaurer un pouvoir total et, qui sait, totalitaire sur la planète entière, le moyen pour y parvenir est assez simple en fait, il s'agit d'accaparer les pouvoirs, celui de la finance étant au sommet de ces pouvoirs, ils s'en emparent, progressivement et le reste suit ....!

Parmi les pouvoirs résultant de la main mise financière, les médias, presses, télés, radios, surtout, mais aussi internet, dans une moindre mesure encore, sont des vecteurs de propagande, et de diffusion d'une forme de pensée unique, la prise de pouvoir par exemple en France de la quasi totalité des médias par une poignée d'individu en est la démonstration, qui peut encore ignorer les restrictions éditoriales qui se révèlent de plus an plus ouvertement. Partout dans le Monde, la pression s'intensifie sur les contres pouvoirs, qu'ils soient médiatiques, politiques ou associatifs.

A nos portes, de l'autre côté d'une frontière directe celle de l'Espagne, ce qui est qualifié de Loi Bâillon, est entrée en vigueur, pour beaucoup, cela ne pourrait jamais arriver dans notre pays, mais ne se méprennent-ils pas ?

Avons nous bien pesé et extrapolé ce que pourrait engendrer la nouvelle loi sur le renseignement à la sauce Française, je vous suggère un petit exercice, qui consiste à remplacer dans les textes que vous pourrez lire à ce sujet le terme de terroristes, par celui d'activistes, j'entends par là celles et ceux qui s'engagent vraiment, paroles, pensées et actions, pour des causes, comme la défense de l'environnement, l'anti-nucléaire, le pacifisme, la défense des droits sociaux, des droits de l'homme, la défense des travailleurs, des animaux, de bannissement de toutes les formes de racismes, etc etc, celles et ceux qui un jour pourraient voir leur cause classée au même rang, au même niveau et dans le même cadre que ce qu'on catalogue aujourd'hui de terrorisme, parce qu'un jour devenu la cible des détenteurs des pouvoirs ! De quoi frémir non !

Si l'éventualité d'une volonté de domination d'un groupe existe bel et bien, je lui fais prévaloir la soumission de la grande majorité des citoyens qui se laissent complaisamment diriger et aveugler par un postula mensonger, la réussite, l'épanouissement et le bonheur dans la consommation et ce qui lui sert de moteur et de transmission de mouvement, l'argent.

Le ON que j'invoque c'est donc nous, c'est donc la société dans son entier avec la grande majorité de ses composantes, encline à accepter la domination d'une soit disant élite, la conformité instaurée et assimilée par non remise en cause des idées préconçues et assénées, l’aliénation orchestrée admise par facilité, sans conteste, pour ne pas avoir à réfléchir et à confronter les arguments, et les présupposés, sans le consentement plus ou moins conscient des citoyens consommateurs, la démarche des manipulateurs serait bien moins aisée, sans le laissé-faire d'une large majorité de citoyens, la prise de conscience aurait pu être beaucoup plus rapide, et surtout beaucoup plus large.

Alors quand va sonner le jour que j'espère proche, si tant est qu'il arrive vraiment, ou le plus grand nombre aura compris que les sirènes les ont aveuglé, qu'ils se sont fait manipuler, non sans une part de consentement, mais qu'il est l'heure de sonner le tocsin de cette domination injuste et injustifiable, que restera-t-il de notre liberté d'expression ?

Liberté d'expression, un droit, encadré, un droit, revendiqué, un droit, malmené, si nous voulons le garder, le défendre c'est maintenant !

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