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Qu'est-ce que le nouveau délit d'obsolescence programmée va apporter au consommateurs ?

Pourquoi ne suis-je pas convaincu par ce qui est pourtant une décision importante, extrêmement importante devrais-je même dire, une telle loi fait partie de ces dispositions pour lesquelles je milite et je dois dire que celle ci est de celles que j'entrevoyais comme quasi utopique.

Il existe déjà un délit de 'tromperie sur les caractéristiques substantielles des biens', ce qui faisait dire à certains qu'il n'était pas nécessaire qu'une autre loi soit écrite, on notera tout de même que ce premier texte n'aura rien entravé et changé dans les attitudes conceptuelles de certaines industries, alors une nouvelle loi peut-elle changer quelque chose ?

La réécriture du texte d'abord écrit ainsi, que les Députés avaient étonnamment votés :

« L'obsolescence programmée désigne l'ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d'utilisation potentielle de ce produit afin d'en augmenter le taux de remplacement.

Ces techniques peuvent notamment inclure l'introduction volontaire d'une défectuosité, d'une fragilité, d'un arrêt programmé ou prématuré, d'une limitation technique, d'une impossibilité de réparer ou d'une non-compatibilité. »

devenant après son adoption par le Sénat :

« L'obsolescence programmée se définit par tout stratagème par lequel un bien voit sa durée de vie sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d'usage pour des raisons de modèle économique. »

ne me semble pas avoir dénaturé considérablement l'objectif visé par les Députés écologistes qui étaient à l'origine de la première mouture, cette définition adoptée étant celle qu'avait suggéré l'ADEME.

S'agirait-il donc d'une loi symbolique ?

Il y a autour de cette notion d'obsolescence programmée un débat avec d'une part certains qui considèrent qu'il s'agit là d'une légende urbaine, quand d'autres estiment que légiférer à ce sujet ferait peser un risque très élevé sur nos entreprises, validant par la même l'idée que cette pratique existe bien !

Quoi qu'il en soit, prouver qu'un industriel à sciemment construit son bien avec l'intention et l'adoption d'une technique pour en réduire le temps de vie s'avère très compliqué, comment donc des consommateurs pourraient prouver cela, car c'est bien dans ce sens que le texte pourrait permettre de porter une affaire en justice.

Nos attitudes de consommations ont tellement évolué, qu'il n'est d'ailleurs bien souvent plus nécessaire de réduire la vie des objets, nous en changeons bien avant qu'il ne rende l'âme, sous prétexte parfois de son obsolescence programmée, mais ne nous sert t'elle pas souvent d'alibi ?

Ceci dit la deuxième vie des objets elle pourrait peut-être elle en être allongée et permettre ainsi à certains de moins craindre l'achat d'occasion, que l'on refoule parfois sous ce même prétexte d'obsolescence programmée, vaste question !

Allons nous donc changer nos attitudes de consommation ?

Il est permis d'en douter, c'est pourtant bien là l'attitude qui serait la plus efficace, pour faire en sorte que la surconsommation cesse, mais combien d'entre nous le veulent vraiment ?

Qu'est-ce que le nouveau délit d'obsolescence programmée va apporter au consommateurs ?

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