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Après 30 ans les eaux de Bhopal dispersent encore le poison, quand la source de vie intoxique !

Bhopal, ce nom résonne comme une morsure profonde qui ne cicatriserait jamais, un Tchernobyl ou un Fukushima chimique, presque aussi tenace dans le temps, surtout si on ne fait rien pour le contrer, ce qui est le cas dans cette horreur de l'histoire.

Après la première tragédie, celle de la dispersion, et les milliers de morts en quelques jours, s'installa la deuxième forme de contamination, plus perverse, plus impalpable, et niée, même encore de nos jours par les autorités, l'imprégnation du poison au sein même de la terre dans ces entrailles, et c'est d'abord la nourriture, qui se charge de polluants chimiques, et ce n'est pas des bâches pastiques qui auraient pu suffire, fussent-elles étalées immédiatement sur les sols inondés de cette infâme cocktail chimique, à contrer l'empoisonnement. Non seulement elle n'avaient aucune chance d'empêcher tardivement l'imprégnation du poison déjà déposé, mais oh comble de l'atroce ironie, elles sont depuis devenu le réceptacle, la réserve artificielle dans laquelle sont venue s'accumuler entre autres substances nocives, du mercure dont la concentration bien trop élevée, est depuis devenu source de contamination.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

30 ans plus tard, les responsables n'ont pas et ne seront jamais inquiétés, reste le poison, tenace comme savent l'être les pesticides, oui, tous les pesticides que l'on dispersent volontairement ou accidentellement, même ceux de chez nous, ceux la que l'on croit domestiqués, reprennent leur liberté dès qu'on les livre aux vents et aux ruissellements, ceux la qui dispersent, éparpillent, disséminent, accumulent, stockent c'est ainsi que ces bâches sont depuis devenu le contre effet négatif, créant les conditions d'un concentré de menace.

Ce que j'en déduis moi, qui suis loin de la vrai vie sur place là bas, n'est pas que le fruit d'une projection empathique, mais l'essai d'une évocation circonstanciée issu d'un témoignage poignant, celui d'une ou d'un acteur de terrain, qui répond à un interview, et qui dépeint ce qu'il en a vécu, femme ou homme, peu m'importe, seule la souffrance et l'ignominie me hérisse, et là j'ai les poils droits debout sur l'ensemble de mon corps tant le déni de la vérité engendre des actions qui non seulement ne réparent pas, mais au contraire amplifient les désastres.

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