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Transition énergétique, la décentralisation, et l'ouverture à la concurrence, ne sont pas encore vraiment dans le logiciel.

Les gouvernements qui se suivent et se ressemblent nous martèlent, qu'ils travaillent à favoriser une transition énergétique, au mieux sont-ils en train de réussir à faire prendre conscience à ceux des citoyens qui n'en serait encore pas convaincu qu'elle serait effectivement nécessaire, mais pour ce qui est de l’enclencher vraiment, le changement c'est pas encore pour maintenant.

Nous voilà à un point où on peut regretter le Grenelle, qui à l'époque n'était déjà considéré que comme une timide avancée ,c'est un comble, l'esprit et la lettre ont depuis été trahie et galvaudé, au point que les avancées sont à ce point minimales, qu'elles frisent le ridicule, sans compter bien sûr que pour ce qui concerne les moyens alloués, c'est encore le vide sidéral.

La pseudo-transition énergétique est conditionnée et soumise à un chiffre, et une condition sine qua non, 63.2 gigawatts de production d'électricité d'origine nucléaire, un point c'est tout, c'est à dire exactement ce qu'est capable de produire le parc actuel, avons nous bien compris cela ! La production d'origine nucléaire ne va pas baisser d'un iota.

Tout le monde reste focalisé sur l'hypothèse de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% mais cela est au mieux un leurre au pire l'acception qu'il faille que la production d'énergie en France augmente au point que 63.2 gigawatts = 50% de 126.4 gigawatts de production totale. Et puis de quoi parle-ton au fait d'énergie totale produite ou d'énergie finale consommée, un trompe l’œil sur lequel tous les regards se sont fixés, comme hypnotisés par la vision d'un rêve qui même atteint resterait un cauchemar.

Et pourtant tous ne sont pas aveugles, en France il est impossible de remettre en cause la tout-puissance du nucléaire, le constat est amer, mais il est bien celui la, quand il faudrait s'engager dans une direction où tout est prétexte à diminuer nos besoins énergétiques, on s'engage sur une voie qui oblige à en produire plus, le paradoxe total.

Transition énergétique, la décentralisation, et l'ouverture à la concurrence, ne sont pas encore vraiment dans le logiciel.

Alors que la décentralisation des moyens de productions est une des solutions évidentes, et d'ailleurs maintenant théoriquement acceptée, alors que l'ouverture à d'autres fournisseurs est une obligation légale, en pleine contradiction avec l'esprit de transition énergétique et de développement des ENR pourtant clamé sur le devant de la scène, en coulisse, et en arrière plan, c'est une fin de non recevoir qu'on valide face à des citoyens qui ne demandent que cela de la mettre en oeuvre, sur leur territoire, propice à ce changement maintenant !

Il reste interdit aux territoires insulaires de sortir du monopole et de la main-mise d'EDF, les îles, qu'elles soient Bretonnes où pas, devront faire vibrer des génératrices fonctionnant au fioul, pour alimenter leurs réseaux propres, l'antithèse de la transition énergétique et écologique que l'on prétend promouvoir !

Transition énergétique, la décentralisation, et l'ouverture à la concurrence, ne sont pas encore vraiment dans le logiciel.

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