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Mieux connaître les ressources en eaux profondes, pour mieux les 'EXPLOITER', quand changera-t-on d'objectifs ?

Qu'il faille mieux connaître les ressources, leurs capacités, leurs états, est parfaitement recevable et acceptable, sous conditions que les moyens mis en oeuvre pour parvenir à cette fin soient respectueux de ces ressources, et de leurs environnements, ce qui parfois n'est même pas acquis.

Tout en tapant ces mots un parallèle, s'imposait à mon esprit, le sujet abordé ici concerne l'eau dans nos sous sol, et il pourrait tout aussi bien concerner d'autres ressources, comme par exemple le gaz !

Et mon regard serait le même à savoir qu'avant même d'accepter l'idée d'aller voir de quoi il retourne il faut se poser la question de savoir comment on va voir de quoi il retourne.

Et c'est donc tout aussi vrai quelque soit le type de ressources dont on parle, eau, gaz minerais, etc etc, si les moyens de recherches utilisés engendrent des risques potentiels pour ces ressources et ou leurs environnements, c'est tout aussi grave que les risques liés aux exploitations qui en découlent ensuite, aussi est-il bon de rappeler, qu'explorer comporte déjà des incidences potentielles qu'il faut prévenir et d'on il faut vraiment se soucier.

Je ne sais pas si les techniques utilisées dans le cas présent évoqué dans la vidéo pour cette recherche sur la soutenabilité de ponction d'une réserve en eau profonde, mais une chose m'a choqué, on nous dit là que pour des raisons défendables de meilleure connaissance des ressources, on a ponctionné à plein régime une masse souterraine d'eau dont on ignore donc les capacités réelles, pour, au final rejeter cette eau surconsommées uniquement à des fins de recherches, cela soulève quelques questionnement !

Tout d'abord sur les moyens mis en oeuvre pour y parvenir, mais ça j'ai déjà exposé ma réserve, mais aussi sur la réponse que cela apporte, en effet, s'il y a bien quelque chose de fluctuant au possible, ce sont les réserves en eau profonde, aussi ce qui a pu être vérifié à un instant T s’avérera possiblement parfaitement erroné à un autre moment, quel intérêt alors ? Les moments où il deviendrait probablement nécessaire de sous tirer d'avantage d'eau seront très certainement des périodes ou cette eau est en manque, sauf que ces périodes là sous-entendent que les réserves profondes sont également moindres, il y a donc là pour le moins quelque chose de curieux, pour ne pas dire d'antagoniste.

Je passe sur le gâchis évident d'une eau qui n'avait rien à faire en surface, et qui méritait sans doute de rester plus longtemps en sous-sol pour se régénérer, mais je vais évoquer une autre interrogation annexe, qui est certes tirée par les cheveux, mais tout de même dans des circonstances particulières qui je l'espère n'ont pas eu lieu, cet apport massif d'une quantité d'eau inhabituelle et non naturelle qui viendrait s'ajouter à des précipitations fortes en aval, ne risquait-elle pas de favoriser une augmentation du risque d'inondation ?

Cela pour une réponse, qui je le crains, me semble très aléatoire, un autre aspect de cette recherche me heurte, c'est donc ce regard porté sur l'exploitation maximisée, qui est l'objectif avoué, donc possiblement sans réserves, sans sécurité, tout prendre jusqu'à la dernière goutte dont on n'est et ne sera jamais en capacité d'estimer vraiment à quel moment elle sortira du tuyau, la vision consumériste dans sa froideur aveugle.

Photo en provenance de l'article mis en lien dans ce billet.

Photo en provenance de l'article mis en lien dans ce billet.

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