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Production et consommation d'électricité, discordance totale, la gabegie du tout électrique nous mène au black-out.

Après une période tranquille pendant laquelle les moyens de productions d'électricité en France étaient tous pleinement efficaces, et considérés comme utilisable (jusqu'à ce qu'on commence à se poser certaines questions environnementales, et sanitaires), et une politique du prix de l'électricité volontairement et artificiellement minimisée pour favoriser la consommation, ce qui nous a faussement trompé sur sa valeur réelle, se profile à l'horizon une projection de l'avenir énergétique électrique, en particulier, bien plus sombre qui pourrait même nous plonger dans la pénombre au cœur d'hivers rigoureux, la fée électricité a perdu de sa superbe.

Qui pourrait prétendre qu'il ne sait pas que l'électricité doit être économisée, sauf que rien n'est vraiment mis en oeuvre pour en faire la pleine démonstration. Tout d'abord son prix que l'on continu de contenir pour ne pas augmenter trop la facture des citoyens, et surtout des entreprises encore plus favorisées, au point que cette politique est progressivement entrée dans une phase aberrante où ses coûts de productions ne sont plus vraiment pris en compte pour en établir le vrai prix auquel il faudrait la revendre, EDF réclame depuis quelques années des augmentations qu'on lui refuse. A ce regard là le nucléaire détient la palme de l'absurdité économique, dont on commence seulement à prendre la mesure, et qui va plomber les capacité d'investissements à venir. Des décennies pourtant qu'on essai de nous préparer en nous encourageant à réduire nos consommations mais seule la crise à permis de ralentir notre soif irrassasiable d'énergie électrique.

C'est ensuite la politique générale et sa vision idéologique de la croissance à tout prix, qui développe en toile de fond l'idée qu'il faut produire et consommer toujours plus et davantage pour faire marcher la machine économique, sauf que ça, c'est juste l'inverse de ce qu'il faut pour consommer moins !

Il y a eu une première grande erreur Française, une de plus, celle de favoriser le chauffage électrique, mais avec l'artificielle panoplie enjôleuse dont on l'a revêtu, cela semblait si simple, si facile, si imparable, l'énergie (nucléaire) électrique la moins chère d'Europe ou presque, toujours disponible à souhait, des aides favorisantes pour le chauffage électrique, et c'est tout le monde qu'on embarque dans une dangereuse direction.

Une deuxième grande erreur pourrait bien être en train de voir le jour, et le pire c'est que la plus ardente promotrice de cette orientation n'est autre que la ministre de l'écologie, du développement durable, et de l'énergie c'est à peine croyable qu'on puisse à ce point risquer de contrevenir à ses objectifs. Que ce soit le ministre de l'économie, qui soit un moteur à un tel développement serait recevable, et logique, mais qu'au nom de l'écologie, alors qu'on sait maintenant que l'automobile électrique n'est pas si 'écologique' que ce qu'on a bien voulu nous dépeindre jusque là, une étude de l'Ademe certes perfectible et incomplète, démontre tout de même que le tableau n'est pas aussi vert qu'on le prétend. Comment au nom du développement 'durable', peut-on inciter à produire des automobiles individuelles, qui utilisent pour leurs conceptions et confections des ressources déjà en voie de disparition, comment au nom de l'énergie peut-on ajouter une source de consommation qu'on voudrait qui plus est grandissante, à une production électrique déjà mal en point, et dont les perspectives sont déjà si dangereusement à la peine, n'y a-t-il pas là un non-sens, un paradoxe intenable !?

N'oublions jamais que le seul regard sur la quantification de taux de CO2 produit et rejeté, est totalement insuffisant, beaucoup trop simpliste et réducteur pour estimer les impacts environnementaux, sanitaires et financiers, réels et complets de quelque produit ou technologie que ce soit. De nombreux autres éléments doivent être pris en compte pour vraiment établir et quantifier l'empreinte écologique. Au bilan carbone, il faut ajouter bien d'autres estimations, comme les retombées sanitaires à moyens et long termes, Les autres émanations de GES, et autres sources de pollutions diverses, etc etc.

En moins de vingt ans la quasi totalité des réacteurs nucléaires, qui nous fournissent à minima 70% de l'énergie électrique produite et consommée, vont atteindre l'age de la retraite, que l'on va bien sûr, à grand risque, repousser le plus tard possible, en croisant les doigts pour qu'une catastrophe dont le taux de probabilité augmente de jours en jours, n'arrive pas d'ici là.

N'est-on pas là en totale contradiction avec ce que devraient-être des objectifs écologiques et environnementaux, énergétiques et sociaux, en ces temps d'une crise, dont les fondements s'ancrent dans la diminution des ressources, et l'augmentation inévitable de leurs coûts de productions, et devrait engager dans une démarche de baisse réelle des besoins en énergie de toutes sorte ?

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

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