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Santé des écosystèmes marins; outre la surpêche, un caractère multifactoriel expliquerait la non reconstitution des stocks de poissons.

Le constat d'une étude publiée dans la revue 'Fish and Fisherie' confirme l'impact de la pêche sur les ressources et les écosystèmes marins, jusque là rien d'étonnant, une lapalissade en quelque sorte, mais ce qui l'est moins, c'est que malgré tous les efforts des dernières décennies pour inverser les tendances à la surpêche aveugle, malgré toutes mesures prisent pour permettre aux écosystèmes marins de se refaire une santé, l'état des lieux fait apparaître une déplorable situation, bon nombre de milieux marins et de variétés de poissons ne se reconstituent pas comme on l'avait envisagé, l'auteur de l'article parle d'un bilan 'contrasté', tout en évoquant des écosystèmes fortement déstructurés. ce constat amène donc les scientifiques à chercher d'autres explications, les écosystèmes marins ne sont pas en effet impactés que par la pêche, loin s'en faut.

Une situation alarmante revêtant un caractère multifactoriel, rien moins qu'un constat d'échec à envisager une possibilité sûr et infaillible de contrer cet appauvrissement des milieux marins, l'autre constat qui s'impose également s'est celui de la non fiabilité des espérances humaines en terme de reconstruction naturelle, oui la nature reprend ses droits si on lui laisse vraiment la possibilité de le faire, mais ce qu'il en advient ne ressemble pas à ce que l'on en voudrait pour autant, la reconstruction se fait à partir d'une nouvelle matrice, celle d'un état dégradée, et l'écosystème précédent que l'on voudrait voir reprendre forme n'est plus, et il ne reviendra peut-être plus, c'est un 'autre' écosystème qui va prendre sa place, et rien ne dit qu'il reproduira les conditions antérieures, même à long terme, rien de dit que par conséquent il soit aussi favorable à la reconstruction tel que nous l'espérions, rien ne dit qu'il nous sera aussi favorable.

Nous avons tant et tant impacté les milieux naturels que l'évolution de ceux ci, quand bien même nous n'y apportions plus aucun changements, (ce qui est tout à fait impossible bien entendu) sera sujette à une adaptation à ses nouvelles conditions, les météorologues qui étudient les changements climatiques prédissent (ils peuvent se tromper !) un avenir bien différent, nos conditions de vie vont donc changer, et rien ne dit que ce soit pour le meilleur, bien au contraire, si certaines contrées, vont peut-être voir leurs conditions de vie s'améliorer quelque peu, (si si, c'est pas impossible !) des régions ou plus de pluies seront les bienvenus, d'autres plus de soleil seront bien appréciés, etc etc, de nombreuses parties du monde vont subir des conditions pour certaines invivables, ou en tout cas auxquelles il ne sera pas possible de s'adapter assez rapidement, car il y là un autre aspect particulier à cette situation, c'est le facteur temps !

Ces évolutions risquent, en effet, d'être très rapide, voir brutales, en tout cas c'est ce qui est craint par bon nombres de scientifiques, et c'est le temps d'adaptation qui manquera, comme il manque sans doute aux milieux marins, l'écosystème terrestre tel que nos grands parents nous l'on encore transmis, était le résultat de millions d'années d'une lente évolution, en tout cas d'une évolution au rythme naturel, qui soit dit en passant pourrait tout aussi bien, dans l'un de ses soubresauts provoquer des changement tout aussi brutaux, sans que l'humain ai quoi ce soit à y voir, ce qui s'est déjà produit, mais là en l’occurrence prétendre encore que nous n'y somme pour rien relève d'un négationnisme forcené, (ce n'est pas la découverte récente de la NASA, qui va le contredire) et pas davantage la fonte des glaciers .

Nous transformons la terre et les océans, et les révolutions induites pourraient bien ne pas ressembler à ce que nous en avions espéré ou rêvé, nous ne rivaliserons et ne survivront pas avec une nature déchaînée, en tout cas pas toujours, et pas partout. ,

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet. La fonte des glaciers de l'Antarctique à atteint un point de non retour.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet. La fonte des glaciers de l'Antarctique à atteint un point de non retour.

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