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La Belgique perd ses réacteurs, un exemple à regarder de très près, la vision d'un avenir possible en France.

La Belgique est décidément un pays tourmenté, après les déchirements politiques, les capacités de productions d'énergie électrique sont maintenant entrées dans une phase critique.

Après l'arrêt choisi du réacteur Doel 3, et de celui de Tihange 2, l'un et l'autre stoppés à cause de la découverte de microfissures (d'abord considérées comme acceptable en terme de sûreté), dont on admet maintenant la possible trop importante fragilisation des cuves, et qui contraindrait à l'arrêt définitif de ces deux réacteurs, âgés respectivement de 32 et 31 ans de vie, c'est maintenant le réacteur Doel 4 qui est arrêté, cette fois ci à cause d'une manœuvre humaine, dont il est dit maintenant qu'elle ne pouvait qu'être volontaire, et possiblement qualifiable de sabotage.

C'est un quart de la production semble-t-il qui s'éteint ainsi, laissant craindre un hiver, avec un potentiel risque de black-out important, même si les autorités essaient d'être rassurantes, et annoncent des mesures de stockages de cette énergie.

Il n'est pas besoin d'être une sommité pour comprendre que de tels faits sont possible en France, tout d'abord il convient de rappeler que tous les réacteurs Français sont de technologie identique et que, de fait, si une défection de conception apparaît sur l'un, elle est possiblement reproductible sur les autres ! Premier point qui vous en conviendrez soulève déjà un questionnement majeurs quand au potentiel risque.

Il faut sans doute relativiser ce premier aspect, dans la mesure ou tous n'ont tout de même pas été construit tout à fait identiquement, et que la qualité des matériaux et la qualité des travaux peuvent être sujette à des différences notables d'un site à l'autre sans compter que les expériences des premières constructions ont certainement permis d'améliorer les suivantes, mais tout de même il y a de quoi s'interroger. Il me semble important d'insister sur l'age de ces deux réacteurs 31 et 32 ans, je vous rappelle qu'en France si on écoute EDF et Areva, qui sont presque déjà garantie d'obtenir 50 ans de tentative de production, c'est vers 60 ans de vie qu'eux voudraient envisager !!!

Quand à l'autre situation celle d'une erreur humaine ou d'une possible intention de nuire humaine, vous admettrez qu'elle est tout aussi envisageable chez nous, deux cas de figures potentiels qui, sans aller jusqu'à la catastrophe environnementale, elle aussi tout à fait possible, peuvent augurer une catastrophe énergétique. Ce potentiel risque augmente de jours en jours avec le vieillissement des infrastructures, n'augmente-t-il pas aussi avec la perte d'expérience des différents intervenants dans les centrales, si vous n'en êtes pas conscient, sachez que la sous-traitance prend une ampleur très inquiétante, et que les filières de formations peinent à trouver des candidats, les départs en retraites sont aussi très nombreux et la perte d'expérience et de connaissances associés, n'est pas une vue de l'esprit.

Le tableau est donc loin d'être idyllique, et ceux qui ne voient que par le nucléaire, et qui refuse de regarder cette réalité en face, nous font prendre de terribles risques.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet. Quand je pense que certains refusent les éoliennes pour des raisons esthétiques, quel cadre de rêve qu'une centrale nucléaire, ou même de tout autre type n'est-ce pas !

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet. Quand je pense que certains refusent les éoliennes pour des raisons esthétiques, quel cadre de rêve qu'une centrale nucléaire, ou même de tout autre type n'est-ce pas !

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