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Qui pour défendre le sable du pillage, pas la promotion du gaz de schiste qui accélère une disparition sous silence.

Quand on évoque la production de gaz par l'exploitation des gaz non conventionnels, notamment le gaz de schiste, les risques mis en avant, dans la liste déjà conséquente, on en oubli pourtant un bien souvent, ou tout au moins en minimise l'impact, le sable dont la présence est déjà menacée sur nos plages et les fonds marins, trouve là un autre prédateur avide.

Imaginer la raréfaction du sable, peu paraître saugrenue et insensé, on envisage pas comment cet élément pourrait être en voie de disparition, et pourtant !

En fait le constat général aberrant qui s'impose c'est qu'à la question : reste-t-il une seule matière première que nous ne somme pas en train d'épuiser inexorablement ? La réponse est non.

Quelque que soit vers où se tourne nos regard, le pillage des ressources vide la terre de toutes les réserves de matières et substances qui ont demandé des millénaires pour se façonner et exister, à ce rythme, l'humain en quelque décennies, va épuiser ses ressources vitales.

Mon regard s'est donc porté sur le sable ce jour, ce n'est pas la première fois, en effet j'ai pris conscience depuis longtemps déjà, de cette problématique, pour preuve, ce billet de juin 2012 :

Mais ce sujet étant si peu relayé, et vu le nombre considérable, de causes importantes à relater, certains aspects n'arrivent que très rarement sur le devant de la scène, ce qui en soit n'est pas le plus important, mais qui fait qu'on fini par l'oublier.

Un documentaire diffusé en mai 2013 sur Arte, que je ne découvre que maintenant, et dont voici la bande annonce a traité efficacement ce sujet au point d'être primé :

Le film est disponible mais payant sur Artetv :

Parmi toutes les informations et commentaires apportées dans ce documentaire dont le réalisateur Denis Delestrac est ici interrogé par Greenpeace, ont prend conscience du peu de luttes contre la main mise des grandes multinationales de la construction entre-autres, qui sévissent, et favorisent diverses formes de pillages, légaux et illégaux, on prend conscience également de la rareté des alertes à ce sujet, des rares mouvements de contestations, qui restent souvent au seul niveau local, alors que la cause est maintenant globale comme on le voit.

J'avais moi même à tort qualifiée de locale la lutte de l'un des rares mouvement citoyen s'insurgeant contre un projet en Bretagne, Le 'Peuple des dunes' association citoyenne qui est finalement sortie vainqueurs du combat qu'elle a menée pour sauver une dune marine de la volonté d'exploitation du groupe Lafarge, et que j'avais évoqué :

Une page FB pour ceux qui voudraient aller plus avant dans la compréhension du sujet et avoir des infos supplémentaires.

Je ne serais sans doute pas revenu sur ce sujet si je n'avais trouvé ce jour cet article de 'Le Point', qui aborde le thème du sable avec un tout autre regard, mais qui est un révélateur puissant de la situation réelle à ce sujet, la surexploitation du sable est bien avérée, et son importance est diamétralement opposée à l'intérêt qu'on lui porte.

Je cite le premier paragraphe, qui à lui seul dépeint le tableau :

Le boom du pétrole et du gaz de schiste aux États-Unis et la multiplication des mégaprojets de fracturation hydraulique ont provoqué une véritable ruée sur le sable dont les investisseurs se demandent si elle va pouvoir continuer encore longtemps sur sa lancée. Avec l'envolée de la demande pour le sable utilisé dans la fracturation hydraulique, qui consiste à le projeter sous très haute pression mélangé à de l'eau et à divers produits chimiques pour fracturer la roche et extraire le gaz ou le pétrole de schiste, la poudre de silice est devenue presque aussi prisée que celle du métal jaune.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

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