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Produire de l'énergie sans risques et sans dommages, l'impossibilité, oblige à choisir entre peste et choléra.

L'électricité, ce phénomène physique que l'homme à appris à canaliser, à dompter, au même titre que les moteurs à explosions, à totalement révolutionné les capacités pour l'homme de vivre dans une autre forme de monde, la simple idée de revenir à la bougies, sert d'ultime argument à nombre de détracteurs lorsqu'il s'agit de remettre en cause notre trop grand appétit d'énergie, le choix affiché de vouloir minimiser notre dépendance à son égard, la volonté prudente d'en reconsidérer l'usage et la réelle nécessité.

Moi en tout cas pour avoir vécu sans elle quelques temps je sais que c'est possible, seulement voilà, cela signifie réellement une toute autre forme de vie, mais malgré cela, je n'envisage pas ce retour possible à cette autre manière de vivre, l'électricité m'est devenu indispensable, la facilité et le confort qu'elle permet, je ne me vois pas (plus) m'en passer.

Il faut donc admettre qu'en produire est un mal nécessaire, en réfléchir l'usage est primordial, en minimiser les productions devient inévitable, inéluctable, car quelque soient les moyens techniques et technologiques pour la 'créer', ceux ci génèrent d'importants impacts environnementaux, écologiques, économiques, sociaux, et ils sont, au moins pour les temps actuels, encore non durables, et tributaires de ressources limitées .

Les centrales aux charbons, même pas besoins de déployer d'arguments forts, plus personne n'ignore les atteintes aussi sombres que sa couleur naturelle, seulement c'est pourtant là que les réserves sont encore les plus importantes.

Les centrales aux gaz, nos voies respiratoires leurs reconnaissent de moindres effets, mais que dire des émanations de GES qu'elles crachent à l'instar de toute utilisation de produits issus d'origines fossiles.

Les centrales nucléaires, Three mile island, Tchernobyl et Fukushima démontrent à ceux qui veulent bien ouvrir les yeux l'horreur de l'accident qui transforme un monde vivant en un chaos impénétrable, où la vie perd ses droits, à quand et où le prochain ? Sans omettre l'indicible inconsistance de ses promoteurs, incapables de trouver une solution viable et sécuritaire de gestion des montagnes de déchets que vont générer cette monstruosité, car il n'y en a pas, seulement cette question là n'a jamais été sérieusement posée !

Les barrages et les centrales hydrauliques, transforment radicalement fleuves et rivières, et là aussi si on veut bien regarder la vérité en face, les atteintes à tout l'écosystème, aux berges, et plus largement sont importantes, que dire des grands barrages, comme ceux qui sont déjà construit et en construction, en Chine ou dans les pays Sud-Américains, qui détruisent des régions entières, entraînant également des désastres sociaux et humanitaires, notamment sur des populations indigènes ou rurales dont les autorités font peu de cas, comme si les humains des villes avaient plus de valeur que ceux des champs.

Nous avons là les types plus anciens, de modes de productions d'électricité, ceux qu'on peine à remettre en question comme si c'était normal et naturel qu'il en soit ainsi, tant on nous as présenté ces modèles là comme inéluctables, indéboulonnables et irremplaçables, y en a-t-il un seul d'entre eux qui trouverait grâce aux yeux de l'opinion publique ou plus précisément de la part militante des défenseurs de l'environnement et des écologistes de nos jours si l'une ou l'autre de ces technique venait à voir le jour maintenant ?

On ne le saura jamais, parce que c'est le temps, et l'expérience des impacts à long terme qui a permis de mettre en évidences des effets qui pour la plupart n'avaient pas été envisagé à l'origine, si temps est qu'on se soit véritablement posé la question aux prémisse de ces techniques.

Des questions on s'en pose maintenant, trop diront certains, et je dois reconnaître que force est de constater qu'aucune technologie n'est sans impacts, sans effet indésirables, alors quoi, faut-il tout contrecarrer et tout combattre ?

Oui, je pense qu'il est bon que chaque technologie ai son lot de détracteurs, cela oblige à réfléchir et à débattre, à améliorer, et à peaufiner, tant les techniques que les argumentations, cela oblige à remettre en question, a évaluer ses propres convictions si temps est qu'on accepte de se remettre en question, alors partant de cette acceptation, il faut admettre que les nouvelles technologies, soient combattues et décriées.

Le soleil génère assez d'énergie pour subvenir à tous les besoins terrestres, à condition que l'on trouve des formes de captations, de canalisations, de stockages, et de distributions de cette énergie, des pistes sont ouvertes, mais on est loin du compte encore, loin de pouvoir capter avec assez d'efficacité, loin de pouvoir stocker avec assez de capacité, loin de pouvoir tout distribuer tant les pertes des réseaux sont handicapantes, l'auto consommation serait sans doute une approche bien plus efficiente, ou tout au moins des formes de réseaux plus locaux, sauf que là aussi il y a un autre achoppement, ce sont les ressources, les minerais entre autres, les terres rares plus particulièrement qui viendraient à manquer, s'il fallait déployer à très grandes échelles, en tout cas avec les technologies actuelles à peine maîtrisées.

Le vent, ou devrais-je dire les vents, eux soufflent plus ou moins régulièrement, mais pas assez régulièrement sur terre, pour offrir une production stable, d'où la nécessité là aussi de progresser dans les techniques, et surtout de trouver des solutions de stockages, de l'énergie produite. En mer, la donne change, si la production est plus constante et stable, là c'est le transport de l'électricité produite qui va générer beaucoup de pertes, sans compter les impacts aux milieux marins, pour lesquels seul le temps nous éclairera sur les effets réels, à conditions qu'on soit réellement en mesure de les estimer et de les observer.

Avec les éoliennes est né un nouveau critère de refus et d'inacceptation, le critère esthétique, il vient s'ajouter aux bruits générés, aux effets sur les ondes à la sur-mortalité induite des oiseaux et j'en passe ! J'ai à ces sujets un questionnement majeur, auquel j'aimerais tant que chacun réfléchisse vraiment, si nous appliquions ces mêmes critiques aux technologies déjà en place et que nous côtoyons tous les jours, sont-elles esthétiquement acceptables, les diverses centrales de production électrique, le sont-ils les barrages construit à cet effet, et que dire des lignes électriques, et de toutes les infrastructures nécessaires pour le transport de l'électricité, n'ont-ils aucune influences sur les ondes, ne génèrent-ils aucuns bruits, aucune incidences sanitaires, aucun méfaits sur les oiseaux ou la faune et la flore ?

les dernières nées, les hydroliennes, pointent le bouts de leurs pales, si là l'argument esthétique n'a plus de poids, de nombreux autres apparaissent, j'ai déjà évoqué il y a peu ce sujet :

Ce billet m'avait amené à conclure sur la position suivante : j'espère que les atteintes et dommages à la beauté des côtes, ne deviendra pas une sujet de rejet trop important, eh bien en tout cas un début de réponse est apporté au travers du positionnement de l'association 'Robins des bois' dont je soutiens globalement les positions et les actions en général.

Oui le rejet existe, les arguments ne vont pas manquer, certains recevables d'autres moins à mon sens, sauf que à ce train là, ce que l'on risque de favoriser à terme, c'est la prolongation et la reconduction des systèmes de productions d'énergie non durable du passé, dont les effets néfastes, eux aussi, sont maintenant bien connus.

Et ce n'est pas la toute nouvelle décision de Bruxelles qui va me contredire, le changement des règles de soutien aux renouvelables pourrait bien être un nouveau coup terrible aux énergies renouvelables, le pire dans tout cela c'est que si l'on regarde bien ce qui se passe, si on liste bien les noms des sociétés industrielles, qui sont passées aux commandes des grands projets d'ENR, on constate qu'au bout du compte, ce sont ceux là même qui se partage déjà le gâteau actuel, sauf qu'ils veulent sans doute d'abord ne pas laisser une miette du mets précédent, avant de se goinfrer plus tard du prochain dont ils sont déjà en train de s'accaparer.

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