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Géopolitique et transition énergétique, Ukraine et gaz de schiste, le filet se resserre, passeront nous à travers les mailles ?

A n'en pas douter les promoteurs et défenseurs de l'exploration des gaz non conventionnels, notamment les gaz de schistes, vont s'en donner à cœur-joie dans les semaines qui viennent, tout est en train de leur donner des arguments.

C'est d'abord du côté des Etats-Unis que vient la première salve, Barack Obama, en personne est tombé dans le piège, il tente de déstabiliser Vladimir Poutine et la Russie en invitant l'Europe à importer du gaz des States.

Est-il lui même vraiment aveuglé à ce point, ou s'agit-il d'une simple manœuvre d'intimidation, n'est-il pas plus au fait de la situation réelle de son propre pays, dont on peut douter des réelles capacités à l'exportation pour plusieurs raisons, d'abord parce que techniquement ils ne sont et ne seront pas en mesure de le faire avant plusieurs années, car la construction des terminaux nécessaires, est controversée, et à l'état de projets, mais aussi parce leur propre consommation pourrait bien le leur interdire, Il y a donc là quelques doutes possibles.

Mais la situation géopolitique induite par la crise de Crimée, participe malheureusement au bouleversement souhaité de l'équilibre des stratégie énergétiques, et déjà du côté de l'Allemagne, il semble que la vision de l'avenir énergétique soit remise en question.

Quelle va donc être la position Française, celle du nouveau gouvernement, dont la composition vient d'être confiée à Manuel Valls, restera-t-il sur ses positions antérieures ?

Les semaines qui viennent vont être certainement décisives, car des choix d'une extrême importance, vont devoir être fait, tant au sujet des gaz non conventionnels pour lesquels, même s'il n'y à pas d'urgence, les pressions vont être fortes, que du nucléaire, pour lequel ,par contre, l'urgence devient le maître mot tant il devient impérieux de décider de la place qu'il gardera réellement ou pas dans le mix-énergétique qui est en préparation, et qui se profile à l'horizon.

Il va donc, pour les opposant dont je fais partie, falloir faire preuve de vigilance et d'arguments face à la puissance des lobbyistes du fossile et de l'atome, nous ne pouvons pas compter sur les grands médias pour assurer un information totale et objective, ce qui changerait fondamentalement les choses, nous allons donc devoir redoubler de présence sur les réseaux et sur le terrain.

Outre les risques environnementaux, sanitaires, sociaux afférant à l'exploitation des gaz de schiste, il y a un autre argument auquel on fait peu écho, mais qui mérite vraiment qu'on le mette en avant, car il touche à ce que comprennent le mieux la majorité des Français, les incidences financières, rappelons que partout, avant même d'explorer, les sois-disant réserves possibles sont revues systématiquement à la baisse, qu'elles le sont encore après que des explorations aient lieux, à l'exemple de la Pologne, où rapidement après seulement une trentaines de forages exploratoires, les estimations de réserves ont été divisées par dix, à propos des Etats-Unis même, le terme d'escroquerie est utilisé, pour dépeindre le prix artificiellement bas du gaz de schiste, et la tromperie des foreurs, il faut savoir que déjà certaines zones sont en déclin, et que pour toujours extraire, il n'y a qu'une solution, c'est de multiplier les puits exponentiellement.

Il ne me paraît d'ailleurs pas si aventureux que cela, de proposer la question suivante : l'exploitation en France n'augmenterait-elle pas le prix du gaz ?

Les conditions géographiques et démographiques sont si différentes et antagonistes, entre la France et les Etats-Unis, que l'exploitation sur nos terres, aurait des coûts sur multipliés, la pression citoyenne obligerait à des normes de protections inconnus là-bas, la fiscalité ne serait pas si avantageuse non plus, bref un ensemble de conditions qui verraient les coûts de forages exploser, à moins que comme en Angleterre on en vienne à établir un régime fiscal avantageux, ce qui serait alors le comble de l'ignominie.

Non le gaz ne serait pas sans doute pas moins cher, et il serait même probablement plus cher si on prend en compte tout les coûts indirects induits par les forages, l'exploitation, les transports et les entreposages du gaz exploités, prenons bien conscience de cela, et que dire de plus des dégâts environnementaux, sanitaires, et sociaux, que j'ai déjà évoqué à maintes reprises ?

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain !

Rappel, tous ces chiffres sont à diviser au minimum par deux, avant même d'explorer, et ensuite par un facteur X inconnu après exploration, ensuite c'est déjà trop tard, car les dégâts sont fait !

Rappel, tous ces chiffres sont à diviser au minimum par deux, avant même d'explorer, et ensuite par un facteur X inconnu après exploration, ensuite c'est déjà trop tard, car les dégâts sont fait !

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