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L'autre pollution de l'eau, les résidus médicamenteux, encore une grande inconnu !

Si la présence de résidus de médicaments dans les eaux qui parviennent à nos robinets n'est contestée par personne, puisque même une société comme Véolia, que l'on peut décrier et contester à de nombreux sujets, en admet l'évidence, la question, elle aussi partagée qui se pose, est donc celle de savoir si ses traces, plus ou moins facilement détectables de résidus de médicaments, sont potentiellement toxiques pour l'environnement, et par conséquent pour l'humain ?

La réponse à cette question n'en est encore qu'au stade du balbutiement, mais malgré le discours officiel, qui voudrait bien sur rassurer, en affirmant que les traces repérées jusqu'à présent sont si minimes, qu'elles ne doivent pas inquiéter outre mesure, reste la question identique à celle que pose les produits phytosanitaires, est-ce que la quantité est bien la bonne équation pour définir la toxicité, les interactions et les effets cocktails ne sont-ils pas eux aussi potentiellement redoutables ?

Un plan national est en cour, l'ANSES elle aussi communique à ce sujet, mais est-ce que les bonnes questions et les moyens suffisant sont vraiment mis en oeuvre ? Il est légitime de penser que non, quand l'ANSES elle même reconnait qu'elle 'manque de données sur l'exposition et sur l'évaluation de la toxicité chronique', me revient en mémoire un ensemble d'articles qui, il y a quelques années, avaient commentés des études qui prétendaient mettre en évidence une 'féminisation' généralisée de la nature, et plus particulièrement des poissons, les perturbateurs endocriniens étant au centre des attentions au sujet de cette féminisation, depuis on entend plus parler de ça, info intox, l'avenir nous le révélera.

Toujours est-il que plus récemment, ce n'est plus seulement l'eau potable du robinet qui était accusée de contenir des traces de restes de médicaments mais également l'eau en bouteille, et bien que les industriels s'en défendent bien sûr, ils n'ont convaincu personnes, un manifeste pour l'eau potable à ensuite été écrit par l’association 'France Libertés' en partenariat avec '60 millions de consommateurs'

L'eau nous est essentielle, son état est donc primordial, oublions la 'pureté' de l'eau, elle n'est plus, il nous faut donc en évaluer vraiment les diverses pollutions pour les éliminer le mieux possible, comme pour les produits phytosanitaires, comme pour les émanations de GES, le mieux étant d'en produire et d'en consommer le moins possible prioritairement.

La France est bien mal partie en vue de cet objectif, si une légère tendance à la moindre augmentation de l'utilisation de médicaments, est établie, il est notable de partir d'un autre constat qui est que les Français en moyenne utilisent 22% de plus de médicaments que nos voisins Européens, d'une part, et que d'autre part dans tous les pays développés, crise ou pas, la consommation de médicaments augmente structurellement plus vite que la PIB.

Les enjeux financiers sont tels également que les industriels du médicaments ne sont guère enclin à voire la consommation baisser, j'en avais déjà fais part dans un précédent billet à ce sujet

Notre santé est au cœur du problème, pour la préserver, mieux vaut prévenir que guérir, n'est-il pas dit !

Surtout ne jetons pas les médicaments dans les poubelles, ce geste est à proscrire, il faut impérativement les ramener dans les pharmacies.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

Photo en provenance d'un des articles mis en lien dans ce billet.

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