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Et si c'était l'homme qui appartenait à la terre ? Simple passager !

'Nous le savons, la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons toutes choses sont liées, tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil du tissu, tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui même'

Seatle, chef indien Suquamish.

Parmi les questionnement fondamentaux qui sont viscéralement ancré dans mon être, il y a celui de la 'propriété', ont la dit maintenant, ici, juridiquement normale, inattaquable et imprescriptible, le 'droit de propriété' serait comme inscrit dans 'la matrice' de l’existence, comme si ce droit avait préexisté à l'arrivée de l'humain sur la terre, et serait même en son absence, comme s'il n'était pas une pure création de l'homme, une pure dérogation, à l'ordre naturel des choses ?

Les 'amérindiens' eux même finirent par reprocher aux hommes blancs de leurs avoir 'volé leurs terres', ils réclamèrent eux même des 'territoires inviolables qui leurs appartiendraient, sur lesquels ils pourraient vivre à leurs façons, ce qui était vraiment la moindre des choses, ceux qui étaient les moins légitimes, étaient ceux qui s'appropriaient par le force, la fourberie et la trahison et les massacres, c'est en tout cas mon avis.

Les tribus d'hommes premiers qui existent encore ça et là, revendiquent des droits sur des territoires, alors même que leur nature profonde n'a sans doute pas à l'origine la moindre notion de 'propriété' sur la terre dont ils se nourrissent, se vêtent et se soignent.

Nos modes de pensées ont été conditionnés, par les formes qu'on prisent nos sédentarisations, je suis moi même 'propriétaire' d'un grand nombre de choses, et d'un lopins de terre sur lequel j'ai fait bâtir une maison, 'notre maison', et je suis dans l'incapacité même d'imaginer en perdre le 'droit de propriété', mais en fond de pensée, tout à l'intérieur, perdure cette notion, qui s'est encrée au fond de moi depuis fort longtemps, et qui me permet de ne jamais oublier une vérité qui me semble fondamentale que d'autres avant moi ont ressentie, admis, accepter 'La terre ne nous appartient pas, nous l'empruntons d'abord à elle même et par delà à nos enfants et aux leurs, nous leurs devons à elle, la terre, la nature, et à eux, ceux qui seront nos descendances respect, défense, et maintient en bon état'.

Certains humains considérés par le plus grand nombre comme des extrémistes de l'écologie ou de la nature, remettent fondamentalement en question notre prééminence par rapport à la nature, ce avec quoi je suis en partie en accord, ils voudraient que la nature soit la priorité des causes à défendre, ce que je partage en partie, mais avec tout de même une limite que je ne franchi pas, celle de la remise en question de l'existence même de l'humain !

L'humanité à commencé à prendre conscience que la nature devait être mieux protégée, d'ou les créations qui se multiplient de zones de préservations terrestres ou marines, dont les étendues et les résultats restent certes insuffisant, à l'exemple des réserves marines, mais qui ne demandent qu'à être étendus et encore mieux encadrés et surveillés.

Certains veulent aller beaucoup plus loin, et s'approprient des droits de préemptions, unilatéraux par les pouvoirs de la richesse, si je comprend et accepte en partie leurs démarches, je n'en remets pas moins en questions certaines de leurs orientations, outre la démesure, de certains projets, (le luxe de leurs vies personnelles, qui m'insupporte pour d'autres raisons, empreinte carbone entre-autres !), c'est surtout la place de l'humain dans leurs visions de la sauvegarde que je ne partage pas, en tout cas comme elle est présentée dans l'article qui nous évoque le milliardaire qui achète la terre pour sauver la planète.

Si la notion de sauvegarde reçoit mon acceptation, encore faut-il savoir de quelle sauvegarde on parle, si je revendique et milite pour la défense de la nature, je considère que l'humain en est une émanation, un élément, une composante à part entière, et que le respect dû à la nature, se doit d'être également à ceux qui en sont issu, sauvegarder la planète oui, mais pour sauvegarder l'être humain avec, pas à son détriment ultime, en l'ôtant de l'équation.

Si je suis bien conscient que l'existence même de l'être humain impacte sur la nature, si je suis bien conscient que ses actions dégradent souvent et bouleversent l'état sauvage et premier de celle ci, il n'en demeure pas moins que celui ci y a sa place, qu'il convient alors de se battre pour l'aider à en prendre conscience et de le faire grandir dans cette volonté de sauvegarde, avec lui pour allié, mais pas en soustrayant ou éliminant l'être humain de la nature.

Photo en provenance de l'article qui m'a inspiré ce billet.

Photo en provenance de l'article qui m'a inspiré ce billet.

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